[Edito] Plus qu'une preuve d'amour...

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Par Yves Puget, directeur de la rédaction
Par Yves Puget, directeur de la rédaction

Petite anecdote. Les membres d’un jury s’interrogent sur un produit. Dans le dossier de candidature, il est clairement expliqué que l’emballage de ce gel douche est écoconçu et écoresponsable. Le packaging est scruté par tout le monde : aucune indication n’est mentionnée pour expliquer aux futurs clients l’effort réalisé. Le gel douche ne ­gagnera pas le prix en question ! Tout un symbole qui démontre peut-être que nous ne sommes pas encore totalement dans la troisième phase du développement durable et de la RSE.

La première était celle des grandes déclarations. C’était à celui qui mettrait la barre le plus haut, à celui qui aurait le plus beau rapport annuel (en papier recyclé, bien sûr). Tous ces jolis mots et beaux discours étaient agréables à enten­dre. Ils faisaient rêver à un monde meilleur. Mais cette surenchère verbale et cette communication pleine de bonnes intentions étaient trop souvent sans effets concrets. Des vœux pieux plus que de l’action. Reste que la « machine », donc la « cause », était lancée.

La deuxième étape est plus récente. L’adage affirmant que « seuls les actes comptent », nous sommes passés des grandes déclarations d’amour aux preuves d’amour. Les opérations sont concrètes, les objectifs sont chiffrés, les normes sont diffusées, et toutes les équipes sont impliquées. Ce deuxième numéro de LSA Green démontre à quel point les initiatives se multiplient chez les industriels comme chez les distributeurs. Sur les packagings, dans les rayons et dans tous les médias, ces preuves d’amour – sommes de petits actes ou profonds bouleversements – se voient. Elles sont expliquées et valorisées. Et c’est très bien ainsi.

Mais la troisième étape, celle que le jury en question n’a peut-être pas franchie, sera celle où les discours ne seront plus nécessaires. Ce moment où il n’y a plus de méfiance, cette phase où le respect est total. Si tel est le cas, si le vivre-ensemble est partagé, la marque n’a alors plus besoin d’exposer son savoir-faire à tout va. Tout étant induit et impliqué, le nom de la marque ou de l’enseigne génère une confiance mutuelle avec ses clients, qui finissent par acheter aveuglément. Ceux qui n’en sont pas là sortiront du jeu. Les autres y seront et gagneront l’estime et la fidélité des consommateurs. Le summum de la responsabilité. Car, finalement, la plus belle preuve d’amour serait de ne pas avoir besoin… de preuves d’amour. 

LSA s’engage

LSA, marque média de référence des professionnels du retail, accompagne ses lecteurs dans cette mutation du commerce et de la consommation. Vous pouvez suivre au quotidien les thématiques liées à l’environnement, au recyclage, au bio, au commerce équitable ou local ou à la RSE sur le mini-site LSA Green (www.lsa-conso.fr/lsa-green/). En 2021, vous retrouverez également plusieurs numéros du hors-série LSA Green, plusieurs cahiers LSA bio dans l’hebdomadaire ainsi que la 8e édition des Trophées LSA La conso s’engage. Mais aussi quelques surprises. Parce que nous pensons que cette révolution est essentielle, nous allons tout faire pour vous accompagner.

 

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Article extrait
du magazine N° 2630

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