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« Populariser l'offre de produits ethniques »

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· Quel est le grand enseignement de l'étude que vous avez récemment réalisée sur le positionnement de la cuisine ethnique en France ?Le marché français de la cuisine ethnique est, à ce jour, quatre fois inférieur à son homologue britannique mais il offre des perspectives de croissance intéressantes. La découverte de saveurs et de goûts nouveaux dans les restaurants incite le consommateur à recréer une ambiance exotique à domicile. La cuisine indienne, plus proche d'un univers de raffinement gastronomique, semble bien placée pour prendre à cet égard le relais des cuisines chinoise et tex-mex en grande distribution. Le potentiel de développement est là, aussi bien pour les produits de marque que pour les MDD. Mais s'ils veulent réussir les fabricants doivent se rapprocher davantage du consommateur français.· Du point de vue marketing, quelle est, selon vous, la bonne façon d'aborder ce consommateur ?Déjà, ne pas le tromper sur la marchandise. Ce qu'il veut, ce qui le rassure, c'est la version originale et non la copie. Mais, parallèlement, les gens demandent également à être mieux informés sur les produits qu'on leur vend. Les fournisseurs doivent être plus clairs quant aux mentions portées sur les emballages, entre autres les modes d'utilisation. La communication dans le point de vente doit être également développée. En un mot, il faudrait « populariser » l'offre de produits ethniques.· La grande distribution joue-t-elle le jeu comme elle le devrait sur ce marché ?Il y a un net décalage entre les décisions prises dans les centrales et la réalité du terrain. La force d'inertie est énorme. En dehors des opérations à thème et des quinzaines commerciales, les responsables de magasin ne veulent pas prendre de risques. Seules les enseignes de centre-ville jouent le jeu et proposent parfois des assortiments permanents qui sortent des sentiers battus. Les autres se contentent de produits plus classiques. Mais les distributeurs viendront à la cuisine ethnique parce que les consommateurs vont le leur demander. Ils ne le regretteront pas : il y a des marges à prendre sur ces produits qui ne sont pas encore bataillés.

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3 questions à Dominique Mine, DG de Food from Britain France

« Populariser l'offre de produits ethniques »



· Quel est le grand enseignement de l'étude que vous avez récemment réalisée sur le positionnement de la cuisine ethnique en France ?

Le marché français de la cuisine ethnique est, à ce jour, quatre fois inférieur à son homologue britannique mais il offre des perspectives de croissance intéressantes. La découverte de saveurs et de goûts nouveaux dans les restaurants incite le consommateur à recréer une ambiance exotique à domicile. La cuisine indienne, plus proche d'un univers de raffinement gastronomique, semble bien placée pour prendre à cet égard le relais des cuisines chinoise et tex-mex en grande distribution. Le potentiel de développement est là, aussi bien pour les produits de marque que pour les MDD. Mais s'ils veulent réussir les fabricants doivent se rapprocher davantage du consommateur français.

· Du point de vue marketing, quelle est, selon vous, la bonne façon d'aborder ce consommateur ?

Déjà, ne pas le tromper sur la marchandise. Ce qu'il veut, ce qui le rassure, c'est la version originale et non la copie. Mais, parallèlement, les gens demandent également à être mieux informés sur les produits qu'on leur vend. Les fournisseurs doivent être plus clairs quant aux mentions portées sur les emballages, entre autres les modes d'utilisation. La communication dans le point de vente doit être également développée. En un mot, il faudrait « populariser » l'offre de produits ethniques.

· La grande distribution joue-t-elle le jeu comme elle le devrait sur ce marché ?

Il y a un net décalage entre les décisions prises dans les centrales et la réalité du terrain. La force d'inertie est énorme. En dehors des opérations à thème et des quinzaines commerciales, les responsables de magasin ne veulent pas prendre de risques. Seules les enseignes de centre-ville jouent le jeu et proposent parfois des assortiments permanents qui sortent des sentiers battus. Les autres se contentent de produits plus classiques. Mais les distributeurs viendront à la cuisine ethnique parce que les consommateurs vont le leur demander. Ils ne le regretteront pas : il y a des marges à prendre sur ces produits qui ne sont pas encore bataillés.

 





 

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