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Pourquoi le modèle Findus est-il gagnant ?

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Sous le feu des projecteurs en février 2013 avec le scandale du horsegate, Findus a relevé la tête. Mieux, il performe sur tous ses segments, même là ou ses concurrents s’affaissent. Malgré un contexte inflationniste et dans un climat de guerre des prix, Findus garde la tête haute mais tire la sonnette d'alarme auprès de la distribution.

Findus performe sur toutes ses activités mais la tâche est rude dans un contexte inflationniste
Findus performe sur toutes ses activités mais la tâche est rude dans un contexte inflationniste

Tenir le cap et ne rien lâcher, tel pourrait être le credo de Findus, la marque leader des surgelés salés. Ebranlée mais pas abattue par le scandale de la viande de cheval en 2013, elle a su rebondir et accélérer son développement sur toutes les activités sur lesquelles elle opère. Sur l’ensemble des segments (de janvier à septembre 2014, IRI), Findus enregistre une croissance des ventes supérieures à celle du marché : +4,7 % pour Findus (poissons natures, légumes, plats cuisinés et snacks) contre +0,6 % pour le marché. Quand le poisson recule de 4,1 % en valeur, les ventes de Findus performent à + 19,5 % ; pour les plats cuisinés, + 8,8 %  pour la marque quand le marché baisse de 2,3 %. Par rapport aux autres intervenants, elle enregistre la plus grosse croissance de ses ventes valeurs (+4,7 %), derrière Nestlé (+11,2 %), qui a profité d’un effet coupe du monde avec son activité pizza.

Et la performance de Findus n’a rien d’un hasard. La marque innove avec 30 à 40 nouveaux produits par an et compte augmenter cette part de 25 % en 2015 pour arriver à 50 lancements. Par ailleurs, elle mise sur la qualité de ses produits. « Nos approvisionnements en poissons sont tous certifiés MSC pêche durable et nous avons rapatrié 80 % de notre production de poissons sur le site de Boulogne-sur-Mer », indique Matthieu Lambeaux, président Findus Europe du Sud.

Hausse des prix de 10 % nécessaire

Pourtant, Findus doit se frotter à des actualités peu réjouissantes. Déjà, sur son activité poisson. La forte demande mondiale avec des approvisionnements stables, la baisse des quotas, l’embargo russe… « a conduit à un contexte fortement inflationniste : + 25 % pour le saumon, +35 % pour le cabillaud, +15 % pour le colin », détaille Matthieu Lambeaux. Dans ce contexte, la marque envisage de passer une hausse de 10 % sur ses références de poissons à la grande distribution. « Avec la réévaluation de notre prix et nos gains de productivité, nous arriverons à absorber l’inflation des cours. Mais si ces hausses ne passent pas, on sera obligé de produire de la pieuvre ! », ironise-t-il. Un contexte inflationniste qui inquiète les industriels, d’autant que la guerre des prix entre distributeurs continue de faire rage. Une situation qui va encore s’accentuer avec le rapprochement des achats entre Intermarché et Casino et de Système U avec Auchan « Ces alliances ne sont pas une bonne nouvelle pour nous, industriels », déclare-t-il. Pourtant, si Findus est consciente que les négociations commerciales vont être houleuses cette année, elle reste optimiste et table sur un chiffre d’affaires en croissance d’environ 5 % pour 2014.

Part de marché de Findus

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