Pourquoi les cadres de la distribution oscillent entre satisfaction et doute : baromètre exclusif

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L'étude réalisée en exclusivité pour LSA par le cabinet de recrutement Michael Page auprès de 300 cadres de la distribution en septembre 2014 montre des personnes motivées, mais dont les conditions de travail se dégradent. A surveiller pour toutes les enseignes, alimentaires ou non. Consultez le baromètre complet.

Les cadres de la distrib aiment leur job, mais se montrent critiques sur les conditions de travail.
Les cadres de la distrib aiment leur job, mais se montrent critiques sur les conditions de travail.© MONSIEURPIX

Contents, oui, mais... Le diagnostic qui ressort de l'étude menée par le cabinet Michael Page auprès de 324 cadres qui travaillent dans le commerce, que ce soit dans les réseaux de détail, les grandes surfaces alimentaires ou le e-commerce, se veut optimiste. "Le niveau de confiance des cadres de la distribution est très élevé par rapport à d'autres secteurs, autour de 80%", explique Anthony Buchenet, manager senior chez Michael Page. Ils se disent motivés, surtout dans les réseaux de détail  (79% estiment que leurs conditions de travail sont bonnes). Ce n'est pas le cas partout, notamment dans les fonctions achat, marketing et merchandising (70%).

Une croix sur les augmentations
D'ailleurs, preuve de leur motivation, s'ils veulent changer, c'est pour mieux et pas plus d'argent. "La rémunération est évoquée surtout par les 30-39 ans. Pour le reste, les candidats ont fait leur deuil des augmentations", commente Anthony Buchenet.
Les cadres sondés par Michael Page se montrent confiants, mais tout juste avec une cote à 54%. Ce qui marque une forte chute par rapport à 2011, où les trois-quart se disaient sereins.

Dégradation des conditions de travail
Mais tout n'est pas rose dans le monde de la distribution, à commencer par les conditions de travail. 44% d'entre eux estiment qu'elles se sont dégradées depuis 2013, un chiffre relativement stable d'une année sur l'autre. Les causes sont différentes. Manque d'autonomie et de reconnaissance sont les griefs essentiels, alors que la mauvaise ambiance ou les objectifs trop ambitieux étaient montrés du doigt auparavant.

Travailler le dimanche ne les motive guère plus. Une moitié se dit prête à travailler ce jour-là, mais pas plus. Et les jeunes (30-39 ans) se montrent les plus rétifs (60%) ainsi que les femmes.
Enfin, ce n'est pas vraiment une surprise, les temps sont difficiles...et les bonus se font rares. 61% n'ont pas eu d'augmentation en 2013 et 48% aucun bonus.

Visualisez l'étude complète

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