Pourquoi les héros de notre enfance entrent-ils au musée ?

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Après New York et Séoul, l’expo Avengers
S.T.A.T.I.O.N. arrive à Paris. À droite :
Barbie habillée par Karl Lagerfeld ; au centre, la même, vue par Andy Warhol –
des œuvres visibles au musée des Arts
décoratifs à Paris jusqu’au 18 septembre.
Après New York et Séoul, l’expo Avengers S.T.A.T.I.O.N. arrive à Paris. À droite : Barbie habillée par Karl Lagerfeld ; au centre, la même, vue par Andy Warhol – des œuvres visibles au musée des Arts décoratifs à Paris jusqu’au 18 septembre.

Barbie, la plus célèbre des poupées, s’expose aux Arts décoratifs à Paris jusqu’au 18?septembre 2016. Une première en France pour l’égérie de Mattel, mais une tendance lourde pour les icônes liées à l’enfance : après Playmobil dès 2009, Lego, Star Wars ou bientôt les Avengers de Marvel s’invitent de plus en plus dans les musées.

Triomphe de la pop culture ou ode à la nostalgie de l’enfance ? « Ces événements s’inscrivent dans deux tendances actuelles : le public est demandeur d’activités à faire en famille ou entre amis, et le contexte morose donne envie aux adultes de retrouver un lien avec leur enfance », explique Anne Monier, commissaire de l’exposition Barbie et conservatrice au Musée des Arts décoratifs. Frédéric Benudis, spécialiste de la pop culture et consultant pour l’exposition Marvel Avengers S.T.A.T.I.O.N., qui s’ouvre le 15 avril sur l’Esplanade de la Défense à Paris, décrypte : « Pour les propriétaires de ces marques, une exposition permet de faire vivre leurs personnages et offre de nouveaux relais de croissance : elle se monte rapidement, peut se déplacer d’un endroit à un autre et s’inscrit dans la durée. » C’est aussi une manière de surprendre les fans, comme pour l’événement Avengers, perçu davantage comme une attraction que comme une exposition classique, ou de rappeler la richesse de la marque, à l’instar de Barbie.

Un regard sociologique

« Ce n’est pas qu’une poupée avec de jolies robes ! Elle dit des choses sur la société, sur l’évolution du statut des femmes. Pour l’exposition, tous les départements du musée ont été mobilisés, celui de la mode, de la vidéo, des affiches publicitaires… Mattel, mécène de l’événement, était aussi demandeur de ce regard patrimonial et sociologique », indique Anne Monier. Un angle intéressant au moment où la marque a engagé une véritable révolution de ses codes, avec le récent lancement des trois nouvelles silhouettes (plus grande, plus petite et plus ronde) de sa légendaire poupée.

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Article extrait
du magazine N° 2406

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