Pourquoi les villes redeviennent tant à la mode ?

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Fini l’opposition ville/campagne. Les rues se «?repoétisent?», la vie citadine retrouve un charme d’antan.
Fini l’opposition ville/campagne. Les rues se «?repoétisent?», la vie citadine retrouve un charme d’antan.

Heineken qui lance une City Edition avec 10 bouteilles arborant les noms de grandes villes (Amsterdam, Rio, Moscou…). Adidas qui, pour promouvoir son dernier modèle de running, imagine la Boost Battle Run, une course au cours de laquelle dix quartiers de Paris s’affrontent. La vodka Absolut (Pernod Ricard) qui s’associe à des distilleries artisa­nales et urbaines pour les vodkas Our Berlin et Our New York. Le whisky J & B (MHD) qui lance une liqueur de ­whisky à base de miel urbain… Sans oublier la mode des miels récoltés sur les toits des villes. C’est sûr : il se passe quelque chose dans la ville. « Nous ne sommes plus dans l’opposition campa­gne/ville, assure Cécilia Tassin, directrice associée de l’agence de design Black and Gold. Au contraire. Les initiati­ves pour “repoétiser”, réenchanter la ville se multiplient. Cela a commencé par les murs végétaux, le mouvement écolomilitant Guerilla gardening qui consiste à végétaliser les espaces abandon­nés, puis la réintroduction de productions agricoles ou artisanales au cœur des cités. »

« Se redéfinir localement »

Et de citer la Brasserie de la Goutte d’Or (BGO) installée en plein XVIIIe arrondissement. BGO brasse des bières baptisées de noms citadins : Château rouge, en référence à la station de métro, l’Ernestine, du nom de la rue où, autrefois, quelques brasseries alimentaient les cafés parisiens… De même à New York, quelques bobos écolos cultivent tomates et salades bio sur les toits plats pour les reven­dre au voisinage. « Cela correspond à un besoin de se redéfinir localement, surtout dans un monde aussi globalisé que le nôtre. On ne se dit plus français, mais habitant de Belleville ou de Montmartre », poursuit Cécilia Tassin. Les marques ont bien perçu la montée de cette tendance urbaine, d’autant que c’est bien davantage dans les villes qu’à la campagne que les gens vivent.

S. Leb.

 

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Article extrait
du magazine N° 2336

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