Pourquoi Samsung envisage de scinder son empire en deux

|

La firme sud-coréenne a annoncé le 29 novembre 2016 vouloir diviser en deux ses activités. Une nouvelle qui succède au fiasco du Galaxy Note 7 et à des perquisitions menées au sein des locaux du groupe Samsung dans le cadre d’une enquête pour trafic d’influence. 

Le Sud-coréen envisage dernière option de sortie de crise.
Le Sud-coréen envisage dernière option de sortie de crise. © Samsung Electronics

Samsung sort du silence. Après l’arrêt de la production de son Galaxy Note 7 suite à ses problèmes de batteries, Samsung a décidé de passer à l’action. La firme sud-coréenne a annoncé dans un communiqué daté du 29 novembre 2016 vouloir scinder ses activités en deux. Samsung envisage de créer une holding d’un côté et une unité opérationnelle de l’autre. Le Dr. Oh-Hyun Know, vice-président et CEO de Samsung Electronics explique que l’entreprise est « engagée à accroître la valeur à long terme de Samsung pour ses actionnaires et demeurer un bon administrateur de capital ». Les dividendes versés aux actionnaires devraient progresser de 30% sur un an et représenter 4 milliards de wons en 2016 soit 3,4 milliards de dollars. Ces annonces seront à l’étude pendant 6 mois.

Elles font suite au communiqué d’octobre 2016 du fond d’investissement américain Elliott Management, qui possède 0,62% de Samsung Electronics. Ce fond d’investissement fondé par l’homme d’affaires américain Paul Singer avait demandé à Samsung de se scinder à deux et réclamait le versement d’un dividende exceptionnel de 26 milliards de dollars en 2016, ainsi que la nomination de 3 administrateurs indépendants.

Une passation de pouvoir en cours

Le sud-coréen chercherait à assurer une passation de pouvoir en douceur à la tête de l’empire. C’est le vice-président Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung Electronics qui devrait prendre la place de Lee Kun-Hee, alité depuis une crise cardiaque en 2014. Dans son communiqué, Samsung explique vouloir revoir la composition de son conseil d’administration et inviter de nouveaux membres indépendants d’envergure internationale.

Pressions et perquisitions

De surcroît, Samsung se retrouve mêlé à une affaire de trafic d’influence. D’après l’agence de presse Yonhap, les locaux du groupe ont été perquisitionnés le 23 novembre dernier. La présidente sud-coréenne Park Geun-hye et son amie Choi Soon-sil sont soupçonnées d’avoir fait pression sur 53 conglomérats du pays. Ceux-ci auraient été incités à aider financièrement deux fondations favorables à la politique de « dame de fer sud-coréenne ». Choi Soon-sil aurait reçu 2,8 millions d’euros de donations frauduleuses.

Une réduction des gammes de smartphones

Les médias sud-coréens expliquent que Samsung pourrait revoir sa stratégie marketing. Au lieu de sortir deux flagship par an, le Galaxy S et le Galaxy Note, Samsung pourrait réajuster ses gammes. Un seul modèle premium pourrait être sorti, décliné en deux tailles comme chez Apple. La marque se concentrerait ainsi sur un seul smartphone premium. 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Produits techniques, objets connectés, électroménager : chaque semaine, recevez l’essentiel de l’actualité de ces secteurs.

Ne plus voir ce message