Pourquoi Système U revoit son organisation

|

L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE Serge Papin, son président, entouré des quatre présidents des régions, fait le point, pour LSA, sur la réorganisation en cours chez Système U. Avec pour finalité de continuer à gagner des parts de marché : le groupe vise 12 % dans les cinq ans.

Découpage des régions et implantation des entrepôts et centrales d'achats

165 magasins dont

11 Hyper U

107 Super U

47 magasins de proximité

281 179 m2

420 magasins

dont

24 Hyper U

302 Super U

94 magasins de proximité

899 043 m2

595 magasins

dont

19 Hyper U

161 Super U

415 magasins de proximité

516 450 m2

198 magasins

dont

4 Hyper U

159 Super U

35 magasins de proximité

378 601 m2

Quiconque reviendrait, après deux ans d'absence, dans les couloirs du siège de Carrefour n'y reconnaîtrait plus grand monde. Chez Système U, en revanche, les instances dirigeantes sont beaucoup plus stables. Chez Leclerc aussi, soit dit en passant. Et même, hormis le psychodrame de la démission du duo Mozas-Gazuit, en octobre 2009, chez Intermarché. L'apanage des indépendants, sans doute. Ce qui n'empêche pas, bien sûr, de devoir procéder à de nécessaires évolutions. La crise, en cela, aide à ne plus trop se poser de questions. Surtout quand elle se trouve couplée à de nouvelles règles d'encadrement juridique : la LME (Loi de modernisation de l'économie) en l'occurrence. À la clé, un double effet aux allures de tourbillon dangereux : chiffre d'affaires malmené et compétition sur les prix de nouveau acharnée. D'où la volonté - la nécessité - de nettoyer devant sa porte. Et donc de faire la chasse aux coûts superflus. Chacun s'y attelle avec, comme point d'orgue, les coûts logistiques. Chez Système U, cela passe par la volonté d'unifier les systèmes informatiques. Sur cinq ans, 60 millions d'euros seront alloués à cette opération. Cela passe aussi par une réorganisation de l'organigramme. Une manoeuvre toujours délicate chez des indépendants où, historiquement, les régions se sont taillé une place de choix. La mission de Serge Papin désormais ? Dynamiser ces « régions trop grandes pour la vie associative que nous voulons insuffler », sans les dynamiter. Sa grande chance est d'avoir les quatre présidents desdites régions soudés derrière lui. LSA les a rencontrés, autour de leur président, Serge Papin, pour une interview exclusive.

1- Pour accompagner le développement du réseau

LSA - Voilà plus de trois ans que Système U gagne des parts de marché. Cela se reflète-t-il dans l'état d'esprit du réseau ?

Serge Papin - On sent une grande sérénité. Beaucoup se posaient des questions en 2009, avec une tension palpable et de nombreuses incertitudes. Cette année est très différente. Nous avons confiance car nos résultats sont bons. Nous avons gagné 400 000 clients et créé 150 000 m², dont 78 000 m² grâce aux ralliements [Coop de Normandie, Le Mistral, NDLR]. Notre cote d'amour est en progrès [+1,3 point à 61,8 % ; Leclerc, leader, est à 65,9 %, NDLR], de même que notre image prix. Et à peine 52 % du territoire est couvert par nos enseignes U. C'est dire notre potentiel de croissance.

LSA - Avec 9,1 % de part de marché, vous êtes pourtant en deçà des 10 % que vous vous êtes fixé comme objectif pour 2010.

S. P. - Mais nous en serons sans doute près, avec 9,5 % en fin d'année. Et nous avons la capacité d'atteindre 12 % dans les cinq ans. Notre volonté est claire : ne pas faire moins de la moitié du leader [Carrefour pèse à ce jour 23,8 % du marché français]. Nous avons aussi un autre objectif : atteindre 2,2 millions de mètres carrés de surface de vente. Pour y parvenir, nous comptons sur l'effet de recrutement auprès de commerçants indépendants qui exploitent sous des enseignes concurrentes.

LSA - Atteindre 12 % de part de marché, cela suppose aussi une intense politique de création de magasins ?

Daniel Gournay - Pour notre réseau discount, nous avons ciblé une centaine de magasins à créer dans des départements où nous ne sommes pas ou peu présents. Pour Hyper U, en particulier, nous avons créé un groupe de travail dont l'objectif est de faire de l'enseigne la référence de l'hyper à taille humaine. Pour la proximité, nous voulons porter notre parc de 600 à 1 000 points de vente, ce qui fera de nous un acteur qui compte sur ce format.

S. P. - Notre concept, qui conjugue discount et proximité, plaît aux Français, mais c'est aussi le seul modèle d'entrepreneur libre dans le commerce en France aujourd'hui. Il n'y a pas de contrat chez nous ! Notre liberté génère de l'attractivité. Nous sommes la seule enseigne capable d'intégrer des entreprises comme Coop de Normandie ou Le Mistral, qui gardent leur identité et participent pleinement à la vie collective.

D. G. - Nous allons également mettre en place Immo U. Cette structure sera opérationnelle en 2011. Nous cherchons à être propriétaire des murs, sauf à Paris et dans le Sud-Est, où le ticket d'entrée de l'immobilier est un problème majeur.

S. P. - Nous finalisons par ailleurs notre projet de « magasin de demain », dont la version définitive devrait être prête en septembre : il inclut un espace culturel, une parapharmacie, voire un concept de vente de fleurs, et d'autres innovations dans les services.
 

 

2 - Pour optimiser ses outils logistiques

LSA - Vous vous heurtez donc au problème du foncier mais aussi à des nécessités d'optimisation de vos outils « amont » ?

Yves Petitpas - Nous sommes obligés de centraliser un minimum, c'est un postulat de base. Ne serait-ce que pour faire des économies d'échelle. Prenez les coûts de développement de nos systèmes informatiques, par exemple. C'est un non-sens complet de les envisager au cas par cas, chacun dans son coin.

Dominique Schelcher - Le premier secteur sur lequel nous devons travailler est l'informatique. Nous disposons aujourd'hui de quatre systèmes régionaux. Notre objectif est de ne plus en avoir qu'un, dont le GIE [groupement d'intérêt économique, NDLR] sera à Nantes. Notre engagement est de garder tout le monde. Avec la contrainte, bien sûr, de la mobilité.

S. P. - Cette harmonisation est primordiale. La logistique représente 60 à 65 % des coûts globaux. C'est pour cela que nous avons besoin d'accélérer la convergence de nos systèmes d'information. Il nous faut disposer des mêmes outils dans tous nos entrepôts, ce qui n'est pas encore le cas. Pour l'heure, tout est régionalisé chez nous, hormis le bazar et le textile. C'est d'autant plus préjudiciable que les flux de circulation ne connaissent pas le concept de frontière : nos régions est et sud, par exemple, se partagent le couloir rhodanien. Ce travail sur le back-office est en cours. Le nouveau système devrait être opérationnel d'ici à l'automne.

LSA - Comment fonctionnera-t-il ?

Marc Prou - Il a été baptisé Ulis et nous servira à piloter nos magasins et à optimiser notre politique tarifaire, mais aussi les préconisations d'assortiments, les propositions de commandes, etc. À terme, il permettra une gestion unique de notre politique commerciale. Mais pour autant, nous ne perdons jamais de vue que la base du métier se situe à l'échelle de nos magasins. Nous partons des besoins de chacun de nos points de vente, avec un outil qui se veut très modulable. En clair, s'il y aura matière à organiser un réapprovisionnement automatique, par exemple, chacun pourra continuer à faire sa propre politique.

D. S. - Nous sommes partis de la plate-forme U Win, un outil qui existe déjà dans l'Est, pour créer Ulis. Ce sont des investissements lourds. En termes financiers mais aussi en termes de disponibilité de la part des équipes. Le plus coûteux, c'est d'ailleurs la gestion du changement : la formation des hommes et la mise en place du projet.

S. P. - Nous investissons 60 millions d'euros sur cinq ans pour ce système unique. C'est beaucoup mais, sur cette somme, il y a évidemment une part qui se substitue au budget de fonctionnement actuel. De toute manière, nos dépenses informatiques sont dans la moyenne des coûts des groupes de distribution européens. Ils restent raisonnables. Il y a une forte pression de la part des associés pour limiter les coûts de structure. Ils ont raison, mais il faut aussi savoir investir, et donc garder un certain équilibre.
 

3 - Pour donner davantage d'autonomie aux régions

LSA - Cet équilibre est-il plus difficile à trouver pour un réseau d'indépendants ?

S. P. - Chez nous prévaut l'esprit de liberté pour chaque associé. Liberté de choisir son destin, et liberté d'adapter son assortiment s'il le souhaite. C'est peut-être paradoxal, mais c'est ainsi : il n'y a pas d'obligation d'achat à la centrale, juste des préconisations. L'idée, en revanche, de notre réflexion sur notre système de gouvernance, est de chercher le modèle le plus efficace possible. Il s'agit de trouver l'équilibre entre la nécessaire autonomie de nos magasins et nos dirigeants et des éléments de centralisation, qui sont tout aussi indispensables. De la façon dont le curseur est placé dépendent nos gains de productivité.

M. P. - Le tout est de parvenir à faire circuler l'information des magasins vers le national, et inversement. On le fait depuis toujours, avec nos groupes d'échanges et de partage (GEP) [le premier échelon de l'organisation de Système U, regroupant plusieurs associés d'une même zone géographique, NDLR]. Ce sont ces échanges qui se structurent et prennent plus d'ampleur pour que nous soyons encore plus réactifs. L'animation et l'écoute du réseau à travers les GEP font partie des fondamentaux de notre culture coopérative et associative.

LSA - Concrètement, quelles sont les modifications à apporter dans les régions ?

S. P. - Nos régions ne sont pas remises en cause. Elles répondent à nos besoins logistiques et de développement, comme à l'expansion en tant qu'entité économique. Mais elles sont trop grandes pour la vie associative que nous voulons insuffler. Dans l'Ouest, il n'est pas simple de créer du lien avec 400 magasins. Même chose dans le Sud, avec une zone qui s'étend de Menton à Bordeaux. L'idée est de donner plus d'autonomie à des régions dont le découpage serait mieux adapté à la vie associative. Nous essayons d'organiser des régions économiques de développement (RED), qui ont déjà une autonomie, en matière d'assortiment local par exemple, et lancent leur premier prospectus commun, à l'image de ce que vient de faire la RED Alsace. Dans le Sud, on pourrait envisager une subdivision entre Sud-Est et Sud-Ouest. Dans l'Ouest, entre Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Ouest. Ou, dans le Nord-Ouest, entre Bassin Parisien, Normandie et Nord. Des vice-présidents seraient nommés pour s'occuper de ces nouvelles zones en relation avec le président de la région.

LSA - N'y a-t-il pas un risque de complexifier l'organisation ?

S. P. - Non, car nous ne voulons surtout pas créer de couches supplémentaires. La région animera et fera vivre ce système comme un vivier. Nous devons identifier des jeunes pour prendre en charge ces fonctions nouvelles. Mon souhait est de les accompagner, à partir de 2012, pour les former à prendre la relève le moment venu. Dans cette optique, nous créerions aussi trois vice-présidences pour nos trois comités nationaux. Nous préparons la même chose avec les cadres.

D. G. - C'est un schéma assez classique. On commence généralement par des missions régionales, au sein du conseil d'administration de la région, avant de passer à des missions nationales. C'est un excellent marchepied pour qui veut s'investir dans le mouvement.

LSA - Ces perspectives suffisent-elles pour convaincre les associés de la nécessité de mettre en place une nouvelle gouvernance ?

D. G. - C'est un travail de pédagogie et d'explication assez long, mais on y arrive. Tout le monde en comprend bien la nécessité.

S. P. - Trouver des compromis pour faire avancer les choses n'est pas un problème. Disposer d'un cap très clair nous aide. Nous partageons le destin collectif d'un grand groupe aux valeurs humaines, et pas que financières. Notre projet est cohérent. Il ne change pas en fonction du cours de Bourse, et si nous arrivons à convaincre nos associés que ces changements ont pour unique objectif de nous faire gagner en compétitivité, alors ils nous suivront.

Les enseignements clés

- Atteindre 12 % de part de marché d'ici à cinq ans.

- Exploiter au moins 1 000 magasins de proximité, contre 600 aujourd'hui.

- Grandir en interne, à travers des créations de magasins.

- Susciter de nouveaux ralliements, à l'exemple de Coop de Normandie ou Le Mistral dans le passé.

- Construire le « magasin de demain », avec espace culturel, parapharmacie et offre de services.

- Uniformiser les systèmes informatiques, pour réduire les coûts logistiques, qui pèsent jusqu'à 65 % des frais globaux, hors frais de personnel.

- Investir 60 millions d'euros sur cinq ans pour gagner en efficacité et donc en rentabilité.

- Garantir la « légèreté » des structures, mais sans nuire au nécessaire développement du groupement.

- Trouver le bon équilibre entre la centralisation nécessaire et l'autonomie des régions, historiquement au cœur du développement du groupement.

- Améliorer l'organisation des régions, trop grandes pour la vie associative, via la création de « sous-divisions » internes.

- Faire émerger la nouvelle génération et l'accompagner pour lui permettre, un jour, de prendre la relève.

Daniel Gournay

Président de la région nord-ouest

CA TTC 2009 : 1,9 milliard d’euros, hors carburants


Acheter, développer et vendre, Daniel Gournay connaît bien. Au cours de 37 années passées dans le commerce, cet homme de 57 ans a acheté huit magasins et en possède encore trois, dont l'Hyper U de Vernouillet (4 400 m²). « Je suis devenu un spécialiste des reprises de magasins difficiles. Je n'avais pas un sou en poche, c'était la seule solution », s'amuse celui qui, bac obtenu, débute chez Euromarché à 19 ans. Une précieuse expérience des méandres de l'immobilier commercial pour celui qui pilote l'enseigne en terres franciliennes depuis 2004 et qui préside aussi l'organe de développement national, Expan U. Avant de rejoindre les U en 1994, ce passionné de golf a aussi expérimenté toutes les formes d'affiliation. Locataire gérant pour Viniprix, puis Codec (« Le bagne, avec 6 % du CA à rétrocéder »), franchisé Champion pour Promodès (« Ça ne vaut pas un coup de cidre »), il a trouvé les arguments pour rallier l'an dernier les Coop de Normandie avec ses deux hypers et dix supermarchés. Sa cible désormais, les franchisés franciliens tentés par l'indépendance. « Ça prendra du temps, mais c'est en bonne voie. »

Yves Petitpas

Président de Système U ouest

CA TTC 2009 : 6,4 milliards d’euros, hors carburants


Ses parents « étaient Unico », comme on dit. « Dans un tout petit pays de 700 habitants », précise Yves Petitpas. Logique qu'il le soit devenu lui aussi. Ses études à peine achevées, il crée « son » Unico à Combourg, en 1975. Il a alors 24 ans et se trouve à la tête d'un 700 m². Un magasin qui existe encore, et que, surtout, Yves Petitpas et son épouse dirigent toujours. Quelques petits changements, tout de même, entre-temps : le 700 m² initial s'est mué en un joli paquebot de 4 500 m². « Nous étions 14 au début, se souvient-il. Nous sommes 130, désormais. » Hormis le couple Petitpas, il reste encore une personne à avoir connu les temps héroïques de l'ouverture : l'ancien responsable du rayon fruits et légumes, aujourd'hui en poste à celui des fleurs. Parallèlement à ses efforts pour faire grandir son magasin, Yves Petitpas rachète, en 1998, un 3 000 m² à Tinténiac, dans l'Ille-et-Vilaine et, bien sûr, s'investit dans le groupement avec, notamment, la présidence de Système U Ouest depuis 2000.

Marc Prou

Président de Système U Sud

CA TTC 2009 : 3,2 milliards d'euros, hors carburants


Tout jeune, en Vendée, il accompagnait son père épicier dans ses tournées, dans la bonne vieille camionnette Citroën. « C'était le jeudi, quand je n'avais pas cours, se souvient Marc Prou, 55 ans aujourd'hui. Une expérience très formatrice, car on n'était pas les seuls sur le marché. Il fallait disposer du bon produit au bon moment et au bon prix. Les mêmes principes qui prévalent encore, finalement. » Seule l'échelle a changé, et pas qu'un peu. Marc Prou dirige aujourd'hui un Hyper U de 6 500 m² à Agde, avec 200 salariés l'hiver et 400 l'été. Un parcours somme toute assez classique chez U : ses premières armes, il les a faites auprès d'un certain Jean Papin, père de Serge et ami de ses parents. Puis il entre à 22 ans chez Unico, avec un 200 m² non loin de Pornic. On lui propose ensuite un Maxicoop de 1 200 m² dans l'Hérault, en 1987. Il en multiplie le chiffre d'affaires par trois en quelques années, et rachète le magasin d'Agde, en 1993. Impliqué dans le groupement, il participe à la création de Force U, en 1991, et est élu président de Système U Sud en 2007.

Dominique Schelcher

PDG de la région Est

CA TTC 2009 : 3 milliards d’euros, hors carburants


Cet Alsacien de 39 ans, diplômé de l'école de commerce d'Angers (Essca, 1993), incarne la génération qui monte dans le groupement - « la relève », avancent certains de ses pairs - en même temps que l'esprit U. Car ce « fils d'épicier », comme il se qualifie, est fier de revendiquer ses racines et les valeurs de partage de son enseigne. Il ne se destinait pourtant pas à reprendre le flambeau. Sa passion première, c'était la presse, un monde qu'il continue de suivre de près et où il a débuté, d'abord chez Ouest France, puis à l'Alsace. En 1998, l'opportunité de reprendre le magasin de ses parents l'emporte. Il devient le patron du Super U de Fessenheim (19 M € de CA pour 2 000 m²) en 2004. Dès lors tout va très vite. Ce père de trois jeunes enfants devient PDG de la centrale régionale cinq ans plus tard, tout en pilotant l'harmonisation des systèmes d'information des U, l'un des chantiers majeurs du groupement. Il veille aussi en même temps au grand projet de la région : l'hyper U de Reims, « l'une des rares créations du secteur », qui doit voir le jour dans deux ans.

Les chiffres

14,57 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009, hors carburants.

+ 3,3 % par rapport à 2008.

1378 magasins.

+ 197 entre janvier et fin avril 2010 (+ 9 en discount, + 188 en proximité).

dont 58 Hyper U, 729 Super U et 591 magasins de proximité.

2,075 millions de m²

+ 61 137 m² entre janvier et fin avril 2010 (+ 14 500 m² en discount, + 46 600 m² en proximité)

Il s'agit de trouver l'équilibre entre la nécessaire autonomie de nos magasins et nos dirigeants et des éléments de centralisation, qui sont tout aussi indispensables.

Serge Papin Président du groupement Système U.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2143

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous