Première journée de cotation chahutée pour la Fnac

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D’emblée, -12%. A 17h, toujours -12%... Pas fameux du tout. Mais, à vrai dire, le recul était attendu. Pas forcément dans ces proportions, certes, mais attendu.  

Cotation Fnac ouverture

Le recul du cours de Bourse de la Fnac ? Tout ce qu’il y avait de plus prévisible. Seule l’ampleur, éventuellement, peut surprendre. Pour le reste, pensez donc: vous êtes actionnaire de Kering (ex-PPR), vous n’avez rien demandé à personne et on vous donne, pour 8 actions Kering, 1 action Fnac… Le premier réflexe, somme toute naturel, est de vendre.

Ceci une fois posé, l’analyse qu’on peut en faire est aussi celle d’un désaveu. Ces actionnaires "malgré eux", qui vendent, c’est qu’ils ne croient pas en l’avenir de la Fnac peut-on penser… Ainsi, si l'on penche sur le dernier exemple de spin-off en date, celui de Dia séparée de Carrefour, on voit clairement que la Fnac est bien plus chahutée que l'enseigne de hard-discount au premier jour de cotation. Dia, en effet, cotée à la Bourse de Madrid le 5 juillet 2011, avait abandonné 1,5% seulement ce jour-là.

Retour à la croissance du chiffre d'affaires prévue pour 2016

Or, de -1,5% à -12%, évidemment, il y a un gouffre. Pour autant, le temps de la finance est rarement celui du commerce, et mieux vaut ne pas tirer de trop conclusion trop hâtive sur le sort de la Fnac. Evidemment, ses marchés sont difficiles. Bien sûr, les perspectives n’inspirent guère au dynamisme – pas avant 2016, en tous cas, nouveau cap donné par le Pdg de la Fnac, Alexandre Bompard, pour un retour à la croissance de son groupe, pour ce qui est du chiffre d'affaires.

Reste que la Fnac dispose malgré tout, en dépit des apparences, de nombreux atouts. A commencer par celui, un peu cynique, de voir ses concurrents, plus mal en point qu’elle, disparaître un à un, Virgin en dernier lieu. Il restera bien en réseau "physique", tout ne se fera pas via Amazon...

Le temps, une vertu rare en Bourse

Et puis, surtout, la Fnac n’a pas attendu pour bouger, pour tenter de sortir de l’ornière où ses marchés historiques, sinistrés, pouvaient la placer. LSA se penche d'ailleurs, dans son numéro de cette semaine sur les quatre piliers sur lesquels s'appuie l'enseigne pour rebondir: l'offre, les concept, le web et le service clients. Las, cela demande du temps. Une vertu rare à la Bourse, de Paris comme ailleurs.

Ce qui ne serait rien si cela n’avait de conséquence sur le moral des troupes. Voilà donc Enrique Martinez, directeur général de la Fnac qui, en début de semaine, trois jours avant l’introduction en Bourse, s’est fendu d’une lettre aux collaborateurs de la Fnac, pour les rassurer, insistant sur les "nombreux atouts" de l’enseigne. Quant au cour de Bourse, il devrait se stabiliser dans les jours qui viennent puis, si tout va bien, tranquillement remonter ensuite. Comparaison n'est pas raison, certes Dia, par exemple, est aujourd'hui cotée aux alentours de 6 euros, pour un cour initial à 3,50 euros.

 

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