Près de Toulouse, la centrale d’achats de Leclerc est bloquée par Greenpeace

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Représentant 20% des achats alimentaires des Français, l’enseigne Leclerc est dans la ligne de mire de Greenpeace. Depuis mardi 27 octobre 2015, la Socamil, une de ses centrales d’achats située à Tournefeuille près de Toulouse, est bloquée par une quarantaine d’activistes de l’ONG.

Implantée à Tournefeuille près de Toulouse, la Socamil est bloquée par des activistes de Greenpeace
Implantée à Tournefeuille près de Toulouse, la Socamil est bloquée par des activistes de Greenpeace

Depuis mardi 27 octobre 2015 au matin, la Socamil, centrale d’achats  de Leclerc implantée à Tournefeuille près de Toulouse, est bloquée par une quarantaine d’activistes de l’ONG Greenpeace. Deux conteneurs de 6 mètres de long ont été déposés devant l’entrée principale, empêchant les camions de livraison d’emprunter cet accès. Des activistes se sont enfermés à l’intérieur du bâtiment. « Nous bloquons la Socamil car il s’agit d’un lieu stratégique de la politique d’achats régionale de Leclerc. Les négociations commerciales avec les fournisseurs qui s’y déroulent conduisent à l’emploi intensif de pesticides. Etant donnés les impacts néfastes de ces produits chimiques, Leclerc doit s’engager sans attendre, et de manière ambitieuse, afin de soutenir les agriculteurs pour s’orienter vers un modèle de production sans pesticides », déclare Anne Fourest, chargée de campagne agriculture pour Greenpeace France.

Greenpeace mène campagne depuis le 15 octobre 

Le blocage de la Socamil s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par Greenpeace depuis le 15 octobre 2015. Depuis cette date, plusieurs activités de sensibilisation ont été menées par l’ONG auprès des clients des magasins de l’enseigne partout en France.

Une situation bloquée

Un blocage qui intervient après la visite il y a seulement quelques jours de Mcihel Edouard Leclerc en Alsace auprès des producteurs de la coopérative « Les maraichers réunis de Sélestat ». Sur son blog, le patron de l’enseigne pose volontiers avec butternut et choux à la main et vante « un dialogue continu et respectueux avec les producteurs »,  fait part de la volonté de « promouvoir la consommation de fruits et légumes locaux » et « de garantir aux consommateurs un excellent niveau de qualité et de traçabilité ». Des propos qui, à l’autre bout de la France, ont visiblement laissé de marbre les militants de Greenpeace.

A 18h, ce mardi 27 octobre, le blocage de la Socamil est toujours effectif et doit se poursuivre cette nuit indique une source de Greenpeace présente à Tournefeuille

 

une expérience pilote en Bretagne 

Contactée par LSA, l’enseigne rappelle que « l'ensemble de ses fournisseurs sont dans l'obligation de respecter les réglementations françaises et européennes en vigueur quant à l'utilisation des pesticides » et s’engage également à développer en 2016 sa marque propre Biovillage qui propose une gamme de produits issus de l’agriculture biologique. Par voie de mail, l'enseigne tient à rappeler avoir pris les devants des réglementations à venir (ecophyto, loi de transition énergétique) qui visent à réduire de manière drastique l'usage des produits phytosanitaires d'ici 2020. Elle mène actuellement une expérience pilote en Bretagne, où les 42 magasins E.Leclerc ne commercialisent plus de pesticides issus de la chimie de synthèse depuis 2 ans. « Cette démarche va se généraliser progressivement à l'ensemble des magasins », promet l’enseigne.

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