Prime de naissance : la Caisse nationale des allocations familiales demande le retour du versement au 7ème mois de grossesse

Après la Fédération française des industries jouet-puériculture (FJP), vent debout depuis plusieurs mois contre le report du versement de la prime de naissance au deuxième mois de l'enfant, c'est au tour des Caisses d'allocations familiales de demander le retour à l'ancien système versant la prime au septième mois de grossesse. 

Après la Fédération française des industries jouet-puériculture (FJP), les CAF demandent à leur tour le retour du versement de la prime de naissance au septième mois de grossesse.
Après la Fédération française des industries jouet-puériculture (FJP), les CAF demandent à leur tour le retour du versement de la prime de naissance au septième mois de grossesse.© Fotolia - Alexandr Vasilyev

Depuis mi-2015, le report du versement de la prime de naissance du septième mois de grossesse aux deux mois de l'enfant n'en finit pas de susciter la polémique. Dernière voix en date à s'élever contre ce décalage, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) demande à son tour le rétablissement du versement de la prime pendant la grossesse dans un courrier adressé à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, et à Laurence Rossignol, récemment nommée ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes. 

250 millions d'euros de trésorerie

Dès l'automne 2015, la Fédération française des industries jouet-puériculture (FJP) avait tiré la sonnette d'alarme concernant ce report qui détournait la prime de son objectif premier : aider les futurs parents à s'équiper pour l'arrivée de bébé. Or, poussettes, sièges-auto et autres lits et baignoires sont principalement achetés avant la naissance, et non deux mois après. "C'est exactement comme si on versait la prime de rentrée scolaire au mois de novembre : insensé !" avait ainsi réagi Michel Moggio, directeur général de la FJP. 

Un manque de trésorerie pour les familles au moment où elles en auraient besoin, mais qui aurait permis une économie de trésorerie de 250 millions d'euros pour les comptes publics selon le président de la Cnaf, Jean-Louis Deroussen, qui a également encouragé les caisses locales à développer les prêts dès la déclaration de grossesse au 4ème mois pour les familles les plus vulnérables. 

Sur un marché rendu déjà difficile par la baisse du dynamisme de la natalité française en 2015 avec 19 000 bébés en moins selon l'Insee, et la montée du marché de seconde main, le report du versement de la prime commence également à se faire sentir auprès des acteurs du secteur. "Cette disposition met en péril une filière qui génère plus de 200 millions d'euros de TVA chaque année et emploie 10 000 personnes", rappelait ainsi la FJP, qui continue à militer pour le rétablissement du dispositif antérieur, "le recours à un prêt basé sur les fonds d'action sociale des CAF locales nous paraissant à la fois complexe et discriminatoire", ajoute-t-on à la fédération. 

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