Prix des carburants : François Hollande satisfait de la baisse des prix à la pompe

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Le président de la République, François Hollande, a réuni ce matin à l'Elysée le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, des associations de consommateurs et des revendeurs de carburant pour vérifier que la baisse des cours du pétrole était bien répercutée dans les prix carburants à la pompe, Pour l'Elysée, c'est le cas... 

Le président ne reste pas le bras croisés sur les prix à la pompe
Le président ne reste pas le bras croisés sur les prix à la pompe© dr

Le prix de l'essence intéresse de près le Président de la République, qui tenait à vérifier que la chute des cours du pétrole était bien répercutée dans les prix à la pompe, au bénéfice des consommateurs. Il a réuni ce matin à l'Elysée le Ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, la directrice de la DGCCRF, Nathalie Homobono, des représentants des producteurs et distributeurs de produits pétroliers, des associations de consommateurs

"Un gain de 6 euros par mois pour 35 km par jour"

"Cette réunion a permis de partager le constat que la baisse des cours du pétrole brut, qui ont atteint ces dernières semaines un point bas depuis 2010, est répercutée correctement dans les prix des carburants à la pompe. Ceci représente une baisse de 8 centimes / litre pour le gazole et de 11 centimes / litre pour l’essence en 5 mois, au bénéfice des consommateurs et des entreprises. Pour un automobiliste moyen effectuant 35 km par jour, cette baisse représente un gain d’environ 6 euros sur le mois de novembre 2014."

 
8 centimes ou 20 centimes de baisse sur le gazole ? 
 
La baisse du prix des carburants est effectivement une aubaine et si l'on regarde les prix des stations d'essence les moins chères, la baisse de prix est bien plus importante que les chiffres avancés par l'Elysée. En effet, selon les chiffres disponibles sur le site de la DGCCRF, le prix du gazole se situait à 1,31 €en moyenne en juin, et à environ 1,11 € dans les stations des grandes surfaces de la région parisienne, actuellement. Soit environ 20 centimes de baisse, et  non 8 comme indiqué. Les chiffres du Président sont trop modestes.  
 
En attendant la future taxe de 4 centimes, les marges grimpent 
 
En revanche, il n'est pas dit pour autant que la répercussion de la baisse du cours du brut dans les prix de l'essence à la pompe soit tout à fait de la même amplitude, comme l'Elysée s'en est persuadé. Ce n'est pas ce que les indices montrent (voir article lié ci-haut) et même s'il faut tenir compte du temps nécessaire à la répercussion, il paraît évident que les revendeurs réalisent des marges bien plus élevées actuellement qu'au cours du premier semestre.
 
"Faire preuve de modération"
 
L'association de défense des consommateurs CLCV a d'ailleurs appelé dans un communiqué "les professionnels à faire preuve de modération dans la définition de leurs marges aval", alors que "certaines marges de raffinage et de distribution ont sensiblement augmenté ces dernières semaines sans atteindre encore des niveaux déraisonnables". La marge de distribution est, pour le mois de novembre, de 10,8 cts par litre pour l’essence (9,6 cts en moyenne en 2014) de 8,0 cts pour le gazole  (7,8 cts en moyenne 2014) et de 13,3 cts pour le fioul domestique ( 12 cts en moyenne sur 2014). "Comme souvent depuis trois ans, c’est la marge de distribution sur l’essence qui connait des niveaux sensiblement trop élevés au regard des références historiques (elle n’était que de 6/7 cts au milieu des années 2000)" ajoute l'association de consommateurs. Le président de la République préfère mettre l'accent sur la baisse des prix. Et il n'a pas été évoqué non plus la hausse de 4 centimes prévue en janvier sur le gazole pour cause de hausse des taxes, tout en précisant qu'à terme "le rapprochement de la fiscalité du prix de l'essence et du diesel était sans doute envisageable. "
 

 

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