Prix du lait : les éleveurs ne sont pas d'accord avec le Commissaire européen

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Alors que le système des quotas laitiers prendra fin le 31 mars 2015, faisant redouter l’effondrement des tarifs, le Commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan a indiqué qu’il n’y avait pas de problème sur les prix du lait. Une déclaration étonnante pour les éleveurs laitiers.

Les éleveurs craignent la sortie des quotas laitiers le 31 mars 2015.
Les éleveurs craignent la sortie des quotas laitiers le 31 mars 2015. © volff - Fotolia

Les éleveurs français sont pour le moins "étonnés" du discours du Commissaire européen à l'agriculture ! En visite au Salon de l'Agriculture à Paris le dimanche 22 février 2015, Phil Hogan a en effet déclaré qu'il n'y avait "aucun problème" sur le prix du lait. "Je ne vais pas entraîner le secteur laitier français, ou aucun autre, dans une crise en parlant de baisse des prix. Les prix du lait en Europe sont les mêmes qu'il y a deux ans. S'il y a des problèmes au final, nous les gérerons mais il n'y a aucun problème pour l'instant", a-t-il expliqué.
Le président de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNCL)  a immédiatement réagi ! Thierry Roquefeuil a affirmé être surpris "que Phil Hogan dise [...] qu'il n'y avait pas de crise en ce moment". Et de préciser :"Je ne peux pas entendre que les prix du lait soient satisfaisants", avec un prix payé de 310 euros les 1000 litres en février, "soit 50 à 55 euros de moins qu'en 2014". Au-delà de l'Hexagon, le syndicaliste a également rappelé la crise dans les pays baltes liée l'embargo russe sur les produits alimentaires.

Possible effondrement des prix

Le discours du Commissaire européen à l'agriculture a ainsi été considéré comme assez déroutant pour les éleveurs à un mois de la fin des quotas laitiers. En effet, le système mis en place en 1984 pour gérer les excédents de production prendra fin le 31 mars, laissant les États-membres libres de produire autant qu'ils le veulent. Une ouverture des marchés qui fait redouter un effondrement des prix. En France, les éleveurs et les transformateurs ont mis en place depuis 2010 un système de contractualisation pour préparer cette libéralisation. La FNPL a d'ailleurs demandé un audit sur ces contrats.

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