Procomarché sur la sellette

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L'enseigne de cash and carry du groupement n'a toujours pas trouvé la martingale qui lui permettrait de trouver sa place face à Metro et Promocash du groupe Carrefour. Différentes solutions de relance sont à l'étude. Mais Intermarché dément vouloir se séparer de sa filiale.

Que va faire Intermarché de l'enseigne de cash and carry Procomarché ? Il est de notoriété publique que le groupement est confronté depuis plusieurs années à des difficultés sur ce créneau particulier qui s'adresse aux professionnels de la restauration et aux petits artisans. Au point qu'on lui prête l'intention de se désengager purement et simplement de Procomarché.

Différents groupes se seraient intéressés au dossier, dont le belge Colruyt, l'allemand Metro (qui est l'actuel numéro un en France avec 15,8 milliards de francs de chiffre d'affaires, soit 2,4 milliards d'euros) et le français Carrefour, qui occupe quant à lui le rang de numéro deux du secteur avec Promocash (6,2 milliards de francs de chiffre d'affaires, soit 945 millions d'euros).

Un marché difficile pour les indépendants

Toutefois, au siège de l'enseigne des Mousquetaires, à Bondoufle, on oppose un démenti formel à cette rumeur. « Le marché du cash and carry est difficile pour les indépendants, reconnaît néanmoins le porte-parole du groupement. Mais un groupe de travail réfléchit depuis le début de l'année à diverses solutions pour Procomarché. »

Les options envisagées vont de la reconversion des magasins en supermarchés (ce qui nécessiterait de passer en CDEC une obligation qui ne s'impose pas aux magasins de cash and carry, puisqu'ils s'adressent à des professionnels et sont de surcroît implantés dans des zones industrielles) à une adaptation du concept en passant par une modification des procédures d'approvisionnement Intermarché semble décider à exploiter toutes les pistes.

En créant Procomarché en 1988, Intermarché cherchait à trouver un nouveau relais de croissance pour ses adhérents. Mais il n'a jamais trouvé la martingale et a déjà réduit la voilure. Il n'exploitait plus, à fin 1999, que 26 points de vente, après en avoir eu 36 en 1995. En 1996, les Mousquetaires révisaient leur concept initial, trop axé sur les prix et l'épicerie aux dires des experts.

« Le métier du cash and carry a opéré un virage dans les années 80. A l'origine les grossistes qui développaient cette formule s'adressaient en priorité aux petits épiciers. Par la suite, ce sont les restaurateurs et les petits artisans qui ont pris le relais. Il a fallu s'adapter et proposer des produits frais et du petit matériel de nettoyage (serviette, verre ). Une donnée qu'Intermarché n'a pas tout de suite prise en compte. »
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Article extrait
du magazine N° 1676

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