Marchés

Procter France cherche la croissance

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La filiale hexagonale reste un bon élément du groupe américain. Elle entend se développer sur des secteurs porteurs, avec d'importants lancements soutenus par un marketing intense.

Logo de Procter & Gamble France

Àprès une année 2012 marquée par de nombreuses annonces mondiales inquiétantes, Procter et Gamble France tient à rassurer. La filiale est toujours bien vivante. Les avertissements sur résultats ou autres suppressions de postes la concernent peu (environ trente pour le siège parisien). « Au contraire, la France fait partie du top 10 des meilleures filiales du groupe », s'exclame Loïc Tassel, son directeur général. Et espère clôturer en juin 2013 une troisième année consécutive de croissance.

Elle avait été de 4% pour l'exercice décalé 2010-2011 et presque autant l'année suivante. Dans le redressement stratégique qu'a initié Bob McDonald, le PDG du groupe, lors d'une annonce à ses investisseurs, la France profite à pleins poumons de l'oxygène financier que lui insuffle le siège, depuis Cincinnati. Et compte ainsi se développer sur les secteurs en progression.

 

Oral-B, reflet de la stratégie

À l'image du lancement imminent des dentifrices Oral-B (lire p. 42), P et G France cherche à s'étendre sur les segments les plus porteurs. « L'hygiène bucco-dentaire progresse de 5% en 2012 », selon Loïc Tassel. Une des plus fortes croissances du rayon DPH. Ainsi, le dentifrice Oral-B Pro-Expert devra devenir le tube de l'année...La marque se donne un an pour devenir numéro un.

Agressive ? Elle le sera, notamment en marketing, avec « des millions et des millions investis », avoue le dirigeant, sans préciser le montant. Mais il faut cela pour ravir sa place de leader à Unilever et faire « le lancement le plus important des dix dernières années pour la filiale française ». Lequel devrait compter pour la moitié de sa croissance. Le dernier coup du groupe était Pampers, désormais premier en valeur avec 53,5% de part de marché. « Et après une très bonne année sur ce secteur », se félicite le directeur général. Pour sa part, le rasage avec Gillette « reste très dynamique », comme en témoigne le récent partenariat avec YouTube.

 

En attente pour les lessives

Seul léger coup de mou, les lessives, avec quelques parts de marché en recul, à 31,5%. Sans doute dû à la baisse de régime des superconcentrées. Quoi qu'il en soit, le groupe promet « une grosse innovation sur le secteur en 2013 ».

Dans un contexte économique où la consommation devrait rester stable, il faut rester attentif à certains marchés. Cependant, selon Loïc Tassel, « la France va bien et, surtout, reste très réceptive aux innovations ». En effet, si la crise tambourine à la porte, le client se réfugie dans son cocon. Son ménage et sa salle de bains prennent davantage d'importance à ses yeux. Tous les secteurs où Procter est présent.

Un plan d'économies mondial

Si la France se porte bien, Procter Monde a initié un vaste plan d'économies de 10 milliards d'euros.

  • 6 Mrds € de diminution des coûts de production
  • 1 Mrd € d'allégement en marketing
  • 3 Mrds € d'économie sur les frais généraux

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