Produire plus et mieux

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Produire plus et mieux est  l’un des grands enjeux planétaires pour les industriels de l’alimentaire. La France fournira d’ailleurs des éléments de réponse lors de la prochaine Exposition universelle – du 1er mai au 31 octobre, à Milan –, avec la mise en avant de l’agriculture de demain servie par de ­nouvelles technologies pour permettre d’augmenter la production de denrées alimentaires tout en préservant les ressources naturelles.

Le secteur de l’épicerie est concerné au premier chef. Danone et Mars viennent de lancer un fonds dédié à l’agriculture familiale qui leur ­permettra de travailler concrètement cette problématique sur le terrain afin de contribuer à une performance globale. L’objectif est ici de construire une chaîne de valeur avec des bénéfices mutuels pour les agriculteurs des pays en voie de développement qui travaillent au quotidien pour les fournir en matières premières.

Géant vert soutient, pour sa part, une cinquantaine d’agriculteurs producteurs d’artichauts de la région de Junin, au Pérou. L’objectif est de les rendre plus autonomes afin d’assurer une qualité de production et améliorer leurs revenus. La marque les a formés à la conduite des cultures et aux bonnes pratiques postrécoltes, sur la comptabilité et le suivi de gestion de leur ferme. En France, le but est de parvenir à travailler le plus possible localement en saison, ce qui permet de bénéficier d’un double avantage : avoir des produits de meilleure qualité, proposés à des prix très avantageux. En revanche, cela présente aussi le risque de ne pas avoir la quantité de récoltes suffisante pour assurer la production. 

Pour pallier cette difficulté, la société Jean Martin, spécialisée dans la conserverie de recettes provençales, a mis en place une politique de développement de circuits d’approvisionnement courts avec la recherche de producteurs locaux (aubergines, courgettes) et de prestataires de première transformation (tomates) qui travaillent avec des produits provençaux. Chez D’Aucy et Bonduelle, les agriculteurs sont épaulés tout au long de la production, alors que les méthodes de culture durable sont à l’origine des Fermes modèles Knorr d’Unilever. Avec, à la clé, la durabilité de nos modèles alimentaires et l’indispensable équilibre entre plaisir et santé.

Les tendances

  • Le développement d’emballages plus précis (portions, doses, formats réduits…) et plus adaptés à la réalité des consommateurs pour éviter le gaspillage.
  • Une traçabilité accrue pour aller plus loin dans la sécurisation des matières premières et des fournisseurs.
  • Des recettes qui revisitent les classiques.   

LES TOPS

  • Produits apéritifs

+ 4,2%, à 1,7 Mrd €

  • Assaisonnements et condiments

+ 1,4%, à 1,8 Mrd €

  • Plats cuisinés

Stable, à 930 M € 

Les flops

  • Aliments infantiles

- 4 %, à 869 M €

  • Féculents

- 1,1 %, à 1,3 Mrd €

  • Conserves de poissons

- 1 %, à 1 Mrd €

Source : Iri 

13,3 milliards d’euros

Le chiffre d’affaires de l’épicerie salée, en CAM au 4 janvier 2015, à + 0,1% sur un an

Source : Iri 

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Article extrait
du magazine N° 2356

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