« Produire un chargeur universel coûte 10 à 20 % plus cher »

BRÈVES 2 questions à Caroline Noublanche vice-présidente offre et marketing du fabricant de téléphones Doro

LSA - La Commission européenne veut rendre obligatoire le chargeur universel pour téléphones et tablettes. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

C. N. - D’abord, il existe déjà une législation. Tous les acteurs qui ne respectent pas la norme dite UCS (à savoir, une connectique micro-USB sur l’appareil) doivent s’acquitter d’une taxe de 0,03 € par appareil vendu. Mais pour des fabricants comme Apple, ça ne représente rien. D’ailleurs, si la CE interdit la commercialisation de téléphones qui ne respectent pas la norme, ce seront eux les plus affectés, car ils ont une connectique propriétaire différente des autres. Ensuite, si ce n’est pas allé plus vite, c’est que les lobbys des fabricants sont forts à Bruxelles…

LSA - L’adoption du chargeur universel entraînera-t-elle un surcoût industriel ?

C. N. - Oui, 10 à 20% plus cher. Mais cela reste une bonne résolution malgré tout. On ne peut plus tolérer de voir nos tiroirs encombrés de chargeurs inutiles, avec l’impact écologique que cela occasionne. Chez Doro, nous proposons déjà le chargeur universel sur la plupart de nos produits, sauf sur l’entrée de gamme, car nous sommes en compétition avec des acteurs qui ne respectent pas la norme. Mais ça va changer…

On ne peut plus tolérer de voir nos tiroirs encombrés de chargeurs inutiles.

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Article extrait
du magazine N° 2313

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