Marchés

Produits de grande consommation : Le club des 50

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  • + 0,6% : L'évolution en valeur du total PGC 93 178,5 M € : Le chiffre d'affaires
  • 18% : du CA total des PGC, soit 16 832 M € Le poids des 50 marchés leaders

Le point commun entre les apéritifs à base de vin, les cookies et les bières de spécialités ? Ils sont membres de ce club très prisé, qui plus est en temps de crise, des 50 catégories leaders en termes de croissance en valeur. Des membres d'honneur même. Puisqu'ils s'arrogent tout simplement les trois premières places du podium, avec des progressions respectives de 56%, 19,5% et 15,9%, selon Iri (CAM à fin juin 2013). De quoi donner le tournis quand on sait que le total PGC croît péniblement de 0,6% sur la période.

Dans cet esprit, conscient que ce n'est qu'un indicateur parmi d'autres, LSA a décrypté la stratégie de valorisation de ces 50 catégories « stars », dont - c'est à souligner - la moitié appartiennent au secteur de l'épicerie. Avec, parmi elles, des « habituées », comme celles des apéritifs à base de vin, qui signent non seulement la plus belle croissance en valeur, mais aussi en volume (+46,1%) ; les dosettes de café qui viennent d'accueillir encore un nouveau concurrent, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de Carte noire, numéro un du café, ou encore les bières de spécialités, portées certes par l'évolution des taxes, et donc des prix, mais qui se paient tout de même le luxe d'afficher un fort dynamisme en volume (+ 8,6%).

Mais aussi de nouveaux membres comme les produits solaires ou les soupes, qui ont directement bénéficié de l'impact météo ; l'hygiène buccale, un petit marché, mais jouissant d'un vrai potentiel, ou la coloration, nourrie par une innovation riche. Différentes causes, donc, qui ont produit leur effet. Mais qui n'ont rien d'acquis en ces temps incertains, et qui laissent à chacun une chance de se faire une place dans ce club des VIP, comme « Very Impressionnantes Progressions ».

1. SANGRIA ET APÉRITIFS À BASE DE VIN

Voila un marché un temps menacé de surtaxes. Pour le moment, le gouvernement y a renoncé, car il aurait pénalisé les groupes viticoles, qui ont su saisir le phénomène récent des apéritifs à base de vin. Un phénomène qui a commencé dans les bars de Provence où le « rosé pamp » est de longue date prisé des consommateurs, notamment les jeunes adultes et les femmes. Trois acteurs ont vite eu l'idée de transposer ce succès vers la GMS : La Confrérie, filiale du groupe Castel, avec la marque Very Pamp', Picard Vins et Spiritueux, avec la signature Arômes et Vins, mais aussi Moncigale (groupe Belvédère), avec Fruits and Wine.

  • + 56% L'ÉVOLUTION EN VALEUR
  • 102,7 M € Le chiffre d'affaires
  • + 46,1% L'évolution en volume
  • + 6,8% L'évolution des prix

 

Chiffres en CAM à fin juin 2013, HM+ SM+ HD, évolution vs 2012 Source : Iri

2. COOKIES

C'est la vedette du marché des biscuits. La folie des cookies ne retombe pas. Depuis plus d'un an, on observe une véritable offensive sur ce marché. Les offres se font de plus en plus gourmandes, à l'image des Cookies Chunky de Cadbury, qui se caractérisent par de grosses pépites de chocolat ou de fruits. Pour se différencier, d'autres jouent la carte de la simplicité et du naturel, comme le fait Bonne-Maman, qui s'est lancée sur le segment en 2012. Le créneau est également jugé pris par Milka, qui propose une nouvelle offre de cookies.

  • + 19,5% L'ÉVOLUTION EN VALEUR
  • 114,9 M € Le chiffre d'affaires
  • + 10,3% L'évolution en volume
  • + 8,4% L'évolution des prix

3. BIÈRES DE SPÉCIALITÉS

Les Français adorent les boissons alcoolisées qui ont une histoire. Une histoire parfois romancée, mais qu’importe. Ainsi des bières de spécialités, le segment des bières qui, taxe ou pas taxe, bénéficie d’une croissance insolente. C’est aussi le segment des bières le plus valorisé, qui inclut surtout les bières d’abbaye, comme Leffe (AB InBev France) ou Grimbergen (Brasseries Kronenbourg). Des signatures qui innovent: Leffe Nectar (au miel), Leffe Royale ou une référence à la poire du côté de Grimbergen.

  • + 15,9% L'ÉVOLUTION EN VALEUR
  • 763,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 8,6% L'évolution en volume
  • + 6,7% L'évolution des prix

4. Frais emballé traiteur LS

Ici, point de marketing pour pousser les ventes ni d'opérations séductions à tout-va pour soutenir ces produits. Pourquoi donc ce rayon se porte-t-il comme un charme ? Plusieurs explications à cela. Dans cet îlot de ventes, la proximité du « trad' » renvoie une image qualitative des produits présentés au frais emballé. En outre, ces références sont très valorisées.

Elles se mettent en effet à nu grâce à un emballage épuré. Autre point fort propre à l'ensemble des linéaires du traiteur, qui enregistrent tous des performances à la hausse, les offres prêtes à consommer correspondent à des attentes clients de plus en plus prégnantes. Ajoutez à cela la volonté des distributeurs de valoriser ces linéaires avec des offres différenciantes et en multipliant les points chauds. La recette du succès est là.

  • + 12,5% L'évolution en valeur
  • 271,5 M € Le chiffre d'affaires
  • + 6,9% L'évolution en volume
  • + 5,2% L'évolution des prix

5. Boissons à base de thé

Encore un effet de la taxe sur les boissons sucrées : le marché des boissons au thé s'est envolé de 11,7% en valeur pour atteindre 178,6 millions d'euros. Car les prix ont eux aussi grimpé : + 10,8% ! Pour autant, les ventes de cette catégorie, certes encore petite, restent dynamiques en volume, ce qui n'est pas le cas de toutes les boissons sans alcool. Raison pour laquelle elle attire de nouvelles marques, comme Arizona (Fresh Food Village) ou Herbalist (L'Atelier des Fluides). Des thés plutôt pour les adultes. Pour les plus jeunes, le marché est dominé par Lipton Ice Tea (PepsiCo) et challengé par Nestea (Coca-Cola/Nestlé), relancé en 2012 avec une formule contenant 30% de sucres en moins que « la moyenne du marché » grâce à l'ajout de stévia, et qui gagne du terrain. Sa part de marché atteignait 4,5% en octobre 2012, 7,5% sur le même mois de 2013, grâce notamment à une diffusion de plus en plus importante.

  • + 11,7% L'évolution en valeur
  • 178,6 M € Le chiffre d'affaires
  • + 0,9% L'évolution en volume
  • + 10,8% L'évolution des prix

6. MIELS

  • + 9,5% L'évolution en valeur
  • 175,6 M€ Le chiffre d'affaires
  • + 6,9% L'évolution en volume
  • + 2,5% L'évolution des prix

7. FROMAGES À CONSOMMER CHAUDS

  • + 8,4% L'évolution en valeur
  • 335 M € Le chiffre d'affaires
  • + 6,4 L'évolution en volume
  • + 1,9% L'évolution des prix

8. Cafés dosettes

Véritable pépite du rayon, le café unidose affiche une progression deux fois plus rapide que le marché global du café ! Les dosettes souples, les spécifiques et les capsules compatibles avec le système Nespresso pèsent au total 771,4 M €, soit 30% du marché global du marché en GMS. Au sein de ce segment, les capsules compatibles Nespresso ne représente encore que 10% du chiffre d'affaires, mais affichent une croissance vertigineuse de 50% ! Impossible de rester à l'écart d'un tel relais de croissance. Depuis l'arrivée, en 2010, de l'Or Espresso dans le rayon, les intervenants se bousculent, déterminés à pousser leurs pions sur un marché qui ne connaît pas le moindre signe d'essoufflement. L'arrivée à grand renfort de communication de Carte noire, numéro un du café en France, en octobre, traduit bien cette effervescence.

  • + 8,4% L'évolution en valeur
  • 771,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 6,1% L'évolution en volume
  • + 2,2% L'évolution des prix

9. Produits solaires

Visiblement, les produits solaires vont mieux : la météo a été bonne en 2013. Si les chiffres de juin sont bons, ceux de juillet ne le sont pas moins : une hausse en valeur de 13,3%, pour un chiffre d'affaires de 16,4 millions d'euros, et une hausse en volume de 9,4%. Les prix, eux, grimpent de 3,6%, selon Iri. Les laits et lotions brillent en hausse de 18%, et les huiles également, à presque 12% de croissance en valeur, et autant en volume. Face à cela, la petite hausse de 2% des après-solaires fait pâle figure ! Côté tendance, les autobronzants continuent de dégringoler et montrent le faible engouement des Français pour ce type de produit. En revanche, les accélérateurs de bronzage sont plébiscités, en hausse de 15,1% en valeur et de 14,5% en volume.

  • + 8,3% L'évolution en valeur
  • 116,8 M € Le chiffre d'affaires
  • + 4,4% L'évolution en volume
  • + 3,8% L'évolution des prix

10. BIÈRES SPÉCIALES BLONDES

  • + 8,3% L'évolution en valeur
  • 797,5 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2,4% L'évolution en volume
  • + 5,7% L'évolution des prix

11. COMPOTES APPERTISÉES

  • + 8% L'évolution en valeur
  • 399,1 M € Le chiffre d'affaires
  • + 4,3% L'évolution en volume
  • + 3,6% L'évolution des prix

12. Aliments secs pour chat

Aux chiens, les Français préfèrent les chats. Depuis quatre ans, le nombre de félins a augmenté de 923 000 animaux. À l'inverse, le nombre de chiens a, au cours de la même période, reculé (- 488 000). Un engouement qui reflète l'évolution des modes de vie de plus en plus urbains. À la clé, un marché des aliments pour chats qui se porte comme un charme, en particulier les aliments secs. Les volumes ont bondi de + 3,7% et le chiffre d'affaires s'est valorisé de près de 8%. Il est vrai que les industriels rivalisent d'imagination et pensent à tous les chats, quel que soit leur état : stérilisés, chatons... Les compléments, notamment les friandises, sont un autre relais de croissance. Car, c'est bien connu, quand on aime son chat, on est prêt à satisfaire tous ses besoins (ou presque).

  • + 7,9% L'évolution en valeur
  • 479,9 M € Le chiffre d'affaires
  • + 3,7% L'évolution en volume
  • + 4,1% L'évolution des prix

13. Boissons aux fruits plates

 

 

Cette croissance traduit essentiellement un effet de la taxe « soda ». D'ailleurs, en volume, les boissons aux fruits plates sont en léger recul. Toutefois, cette catégorie continue de plaire aux Français, qui se posent peu la question de savoir si les produits sont sucrés ou non. La preuve ? Il n'existe pas de version light sur cette catégorie des soft drinks dominée par Oasis (Orangina-Schweppes) et challengée par Coca-Cola avec deux signatures : Capri Sun (distribuée par CC€, mais propriété de l'allemand Wild) et une marque récente, Fruit et Nada. Pas besoin de produits light, car la cible majoritaire reste les enfants et les jeunes adultes. Surtout les enfants, si l'on en croit les nouveautés qui ont marqué 2013. Orangina-Schweppes a lancé en fanfare P'tit Oasis, une poche de 20 cl, et Capri Sun a gagné un parfum Tropical.

  • + 7,8% L'évolution en valeur
  • 332,5 M € Le chiffre d'affaires
  • - 1,3% L'évolution en volume
  • + 9,2% L'évolution des prix

14. CONFITURES

  • + 7,6% L'évolution en valeur
  • 368,7 M € Le chiffre d'affaires
  • + 4,3% L'évolution en volume
  • + 3,2% L'évolution des prix

15. BISCUITS PETIT DÉJEUNER

  • + 7,5% L'évolution en valeur
  • 121,5 M € Le chiffre d'affaires
  • + 4,4% L'évolution en volume
  • + 3% L'évolution des prix

16. GINS, VODKAS, TEQUILAS

  • + 7,5% L'évolution en volume
  • 332,6 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,2% L'évolution en volume
  • + 6,3 L'évolution des prix

17. Hygiène buccale

L'hygiène buccale va bien, en bloc, moins en détail. Le secteur est surtout tiré par les bains de bouche. À fin juillet, ils étaient à + 19,5% de croissance, en valeur comme en volume. Une croissance très intéressante pour un marché de 58 M E. Et c'est elle qui est la source des bons chiffres de ce marché. Pour preuve, les segments que sont les kits blancheur et les purificateurs d'haleine baissent respectivement de 37,8% et 22,5% en valeur. L'autre raison de croissance est le dynamisme du segment de l'hygiène bucco-dentaire, notamment les dentifrices et les brosses à dents qui ont vu beaucoup d'innovation, et qui a forcément attisé la visibilité du rayon de l'hygiène buccale, plus spécialisé. Une marque comme Efiseptyl, après son relooking initié il y a presque deux ans, a été plus prolifique en termes de nouveautés.

  • + 7,5% L'évolution en valeur
  • 133,7 M € Le chiffre d'affaires
  • + 4,4% L'évolution en volume
  • + 3% L'évolution des prix

18. Sirops

Le sirop ? Un produit de crise par excellence. C'est d'ailleurs ce qu'a fait valoir le syndicat de cette boisson lors du débat sur les taxes à ajouter aux boissons sucrées : un litre permet de préparer quantité de verres, au contenu peu sucré si le consommateur ajoute suffisamment d'eau. Et puis, les acteurs ont lancé des versions sans sucre. Sur ce marché, les marques ont bien préempté leurs territoires. À Teisseire (Britvic France), le sirop familial. À Moulin de Valdonne (Britvic France), les sirops sophistiqués, utilisés dans les cocktails ou en cuisine. Britvic France laisse peu de place aux autres fabricants (Routin, Monin) qui se consolent en fabriquant des MDD, très présentes sur la catégorie. À noter que le sirop est une spécialité française qui s'exporte bien, notamment dans les bars étrangers.

  • + 7,2% L'évolution en valeur
  • 334 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,2% L'évolution en volume
  • + 6% L'évolution des prix

19. Poissons fumés et préparés

 

Une catégorie bien difficile à appréhender, du fait de sa grande diversité. Parmi l'ensemble des poissons fumés et préparés, la truite connaît des évolutions à la hausse (7%), quand le saumon reste stable. Les offres nouvelles des industriels sur ce segment (Labeyrie et Guyader entre autres) donnent une alternative aux clients adeptes des poissons fumés, et redynamisent la catégorie. Autres familles en progression, les filets de poissons et les panés frais affichent de performances notables. Le poste le plus important de ce marché en croissance reste les poissons préparés (près de 50% des volumes). Au sein des poissons préparés se trouvent les steaks, les filets et les hachés de poissons. À noter, toutefois, que cette catégorie est portée par un niveau d'inflation assez soutenu.

  • + 7,2% L'évolution en valeur
  • 436,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 5,4% L'évolution en volume
  • + 1,7% L'évolution des prix

20. SAUCES FROIDES

  • + 6,8% L'évolution en valeur
  • 171,8 M € Le chiffre d'affaires
  • + 5,7% L'évolution en volume
  • + 1% L'évolution des prix

21. RHUMS

  • + 6,7% L'évolution en valeur
  • 305,8 M € Le chiffre d'affaires
  • + 3% L'évolution en volume
  • + 3,6% L'évolution des prix

22. Salades fraîches

Le repas des actifs pressés et soucieux de leur équilibre continue de faire recette. Pour surfer sur la dynamique des salades fraîches, les industriels ont retroussé leurs manches : Sodebo s'est démarqué avec sa gamme Salade et Compagnie, lancée en 2012. La boîte rassemble, en plus de la salade-repas, une fiole de vinaigrette et des gressins pour plus de satiété. Dessaint Fraîcheur et Les Crudettes ont fait, de leur côté, grimper le grammage de leurs mets « sans augmentation de prix au final », assurent-elles. Mix Buffet et Bonduelle ont opté pour des solutions plus rassasiantes avec moins de salade verte (pas plus de 30% du produit). À l'inverse, les féculents prennent de l'ampleur. Même Weight Watchers, récemment arrivé sur ce marché, joue sur ce créneau, avec une salade contenant une base de lentilles.

  • + 6,5% L'évolution en valeur
  • 572,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2% L'évolution en volume
  • + 4,4%
  • L'évolution des prix

23. GÂTEAUX ET ROULÉS

  • + 6,3% L'évolution en valeur
  • 258,8 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,8% L'évolution en volume
  • + 4,4% L'évolution des prix

24. Fromages apéritifs

Afin de diversifier l'usage du fromage et de coller aux nouvelles attentes du public, les fabricants se sont positionnés sur le créneau des fromages apéritifs ou du snacking. Car en pleine morosité économique, les Français sont de plus en plus enclins à recevoir chez eux et le concept de l'apéritif dînatoire fait des heureux. Ainsi, les industriels voient sur cette catégorie un fort vivier de croissance. Ils innovent en masse avec des produits originaux, comme Apéro'cheese, ou avec des éditions limitées, telle qu'Apérivrais ou Apéricube. Et pour doper la consommation, promotions et baisses des prix ont été activées. L'effet est réussi : la catégorie devrait encore écouler des jours heureux.

  • + 6,2% L'évolution en valeur
  • 299,1 M € Le chiffre d'affaires
  • + 8,5% L'évolution en volume
  • - 2,1% L'évolution des prix

25. CONSERVES DE SARDINES

  • + 6,1% L'évolution en valeur
  • 151,1 M € Le chiffre d'affaires
  • - 0,8% L'évolution en volume
  • + 7% L'évolution des prix

26. Viandes surgelées

 

 

Malgré le horsegate en février 2013, qui a touché les plats cuisinés surgelés à base de viande, les clients n'ont pas boudé les viandes surgelées brutes et notamment la catégorie des hachées. Qui représente plus de 80% des ventes en volume des viandes surgelées en GMS. Si le segment des hachés reste largement dominé par les MDD, Charal fait office de leader sur les marques nationales et a donc le champ libre pour innover. Et pour répondre à la mode du fait-maison, la marque a lancé, entre autres, un steak haché spécial burger, l'Instant Burger, en format rond, adapté au pain. Mais la baisse des promotions a engendré une diminution des ventes en volume. Et la grande partie de la croissance en valeur est due aux prix élevés. Pour renouer avec une croissance saine, Charal, avec l'Instant Burger, a misé sur un produit accessible (5,90 € les 8).

  • + 6% L'évolution en valeur
  • 680,6 M € Le chiffre d'affaires
  • - 2,5% L'évolution en volume
  • + 8,8% L'évolution des prix

27. PAINS PRÉEMBALLÉS

  • + 5,5% L'évolution en valeur
  • 235,1 M € Le chiffre d'affaires
  • + 3,9% L'évolution en volume
  • + 1,5% L'évolution des prix

28. CONSERVES DE MAQUEREAUX

  • + 5,5% L'évolution en volume
  • 148,6 M € Le chiffre d'affaires
  • - 0,1% L'évolution en volume
  • + 5,6% L'évolution des prix

29. Soupes et sauces fraîches

Portées l'année dernière par une météo favorable, les soupes sont sur un petit nuage. En particulier les recettes traditionnelles, qui ont fait un carton. Le mélange de légumes, le classique potiron, la soupe de légumes à la crème, celle à la tomate et l'autre aux poireaux constituent le top 5 des recettes préférées du public. Mais l'innovation gourmande contribue à la valorisation de l'offre. Les soupes basiques se trouvent ainsi agrémentées d'ingrédients premium ou élégants, comme le filet d'huile d'olive dans la soupe à la tomate, quelques morceaux de noix de Saint-Jacques dans le poireau ou des girolles dans le potiron... Les recettes deviennent plus créatives tout en restant consensuelles. De quoi rallier le plus grand nombre.

  • + 5,5% L'évolution en valeur
  • 121,2 M € Le chiffre d'affaires
  • + 5,3% L'évolution en volume
  • + 0,1 L'évolution des prix

30. Chips

C'est sans nul doute la success story du rayon épicerie salée ! En l'espace de dix ans, le marché de la chips a tout bonnement doublé, pour atteindre 372,5 M E. Contre toute attente, les industriels ont réussi à convaincre que les chips n'étaient pas forcément trop grasses et trop salées. Les efforts menés en matière d'amélioration du profil nutritionnel ont, il est vrai, été très importants. L'huile de tournesol a, dans la plupart des cas, remplacé l'huile de palme. A priori, le produit offre peu de possibilités d'innovations, car les chips ne peuvent en effet guère être modifiées dans leur forme. Là encore, les industriels en misant sur l'aromatisation, ont démontré le contraire et développent l'offre. Désormais, les chips aromatisées pèsent 26% des volumes et contribuent à 31% du chiffre d'affaires du marché.

  • + 5,4% L'évolution en valeur
  • 372,5 M € Le chiffre d'affaires
  • + 3,4% L'évolution en volume
  • + 1,9% L'évolution des prix

31. Colorations

La coloration a largement repris des couleurs. Certes les autres segments du capillaire (notamment les après-shampoings et soins) sont aussi en grande forme, mais moins que la coloration. Parmi les bonnes performances : les permanentes, à + 8,7% en valeur à fin juillet, et les mèches, à + 33,1% (pour un marché à 6,5 millions d'euros). Les « ton sur ton », quant à elles, reculent de 7,7% en valeur. Les colorations à l'huile notamment, sans ammoniaque, y sont pour quelque chose. Initié par Olia en GMS, le geste a été soutenu en pédagogie par les marques. Enfin, Eugène Perma et Schwarzkopf se sont également lancés sur ce segment, L'Oréal Paris suivra en janvier, avec une nouvelle franchise, Prodigy, en misant sur la valorisation.

  • + 5,4% L'évolution en valeur
  • 276,9 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,7% L'évolution en volume
  • + 3,6% L'évolution des prix

32. PÂTISSERIES INDUSTRIELLES INDIVIDUELLES

  • + 5,4% L'évolution en valeur
  • 559 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2,3% L'évolution en volume
  • + 3% L'évolution des prix

33. GRAINES SALÉES

  •  + 5,1% L'évolution en valeur
  • 477,3 M € Le chiffre d'affaires
  • + 0,4% L'évolution en volume
  • + 4,7% L'évolution des prix

34. Après-shampoings

Dans la même veine que la coloration capillaire, les après-shampoings et soins pour cheveux progressent fortement cette année. À ceci près que ce ne sont que les seconds qui augmentent. Après une avancée de 16,5% en valeur à fin juillet 2013, le segment atteint 57 M € de chiffre d'affaires, dopé par le secteur des colorations. Les masques capillaires explosent, avec une croissance de 141,8% en valeur, pour ce petit marché de 8 M €. Les lotions capillaires perdent du terrain, avec une baisse de 11,4% en valeur, et de 9% en volume, sur un secteur de 7,7 M €. Les après-shampoings, qui restent le poids lourd de la catégorie, augmentent en volume, à 1,9%, mais stagnent en valeur, à 0,4%.

  • + 5% L'évolution en valeur
  • 227,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,3% L'évolution en volume
  • + 3,7% L'évolution des prix

 35. SAUCISSES FRAÎCHES

  •  + 4,8% L'évolution en valeur
  • 362,4 M € Le chiffre d'affaires
  • - 1,4% L'évolution en volume
  • + 6,3% L'évolution des prix

 36. Produits élaborés de volaille

Les acteurs de la volaille ont tout compris. En plus d'être une viande peu chère et moins riche en matières grasses, les innovations se multiplient pour rendre adeptes tous les consommateurs, même les plus jeunes. Et c'est bien là son point fort, savoir recruter dès le plus jeune âge. Avec les Coq'Ailes, Maître Coq (LDC) a introduit la volaille dès l'apéritif et dans le snacking. Depuis, les concurrents, comme Douce France (Gastronome) développent le snacking (Délices de poulet, Assortiments Snacks). Le Gaulois, leader sur ce secteur avec 16% de part de marché selon Kantar (CAM à fin octobre 2013), joue sur les nouveautés. Après le kebab et le wrap, la marque de LDC arrive avec des filets de poulet déjà cuits et fourrés pour éviter l'aspect sec de la viande. À manger chauds ou froids, pour lever l'ensemble des possibles freins liés à la consommation de volaille.

  • + 4,7% L'évolution en valeur
  • 885,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 4,9% L'évolution en volume
  • - 0,2% L'évolution des prix

37. AIDES À LA PÂTISSERIE

  • + 4,6% L'évolution en valeur
  • 321,6 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,8% L'évolution en volume
  • + 2,8% L'évolution des prix

38. Produits d'incontinence

Que se passe-t-il sur le marché de l'incontinence ? Ses prix s'effondrent : - 4,4% à fin juin, - 4,9% à fin septembre... Jusqu'où ira-t-il ? Seuls les distributeurs le savent, puisque ce seraient eux les responsables, avec une guerre des prix tonitruante.

L'incontinence commence à devenir un produit d'appel... Mais est-ce vraiment une stratégie gagnante sur un marché en mal de pénétration ? Car il est prometteur, face au vieillissement de la population. Mais souffre encore du tabou des fuites urinaires. Autre raison à cette perte de valeur, les MDD progressent beaucoup, à + 9,4% à fin septembre, pour atteindre les 38,9% de part de marché. Côté secteur, les protections pour hommes constituent le segment qui croît le plus, à + 7,2%, CAM à fin septembre 2013.

  • + 4,6% L'évolution en valeur
  • 195,7 M € Le chiffre d'affaires
  • + 9,4% L'évolution en volume
  • - 4,4% L'évolution des prix

39. TOASTS GALETTES ET CRACKERS

  • + 4,3% L'évolution en valeur
  • 105,9 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,5% L'évolution en volume
  • + 2,7% L'évolution des prix

40. SNACKS CHAUDS SALÉS

  • + 4,2% L'évolution en valeur
  • 156,9 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2,2% L'évolution en volume
  • + 1,9% L'évolution des prix

41. EXTRUDÉS ET TUILES

  • + 4,2% L'évolution en valeur
  • 425,2 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,4% L'évolution en volume
  • + 2,7% L'évolution des prix

42. Conserves de thon

Pénalisée par l'inflation, la baisse des promotions et un impact météo négatif, la catégorie enregistre un recul de ses volumes. Le thon n'en reste pas moins la catégorie star des conserves de poissons. Le pilier est d'autant plus solide que les principales marques du secteur décuplent les innovations et tentent de développer de nouveaux usages de consommation. À l'image de Petit Navire qui, depuis un an, a adopté une nouvelle publicité « Que c'est bon la simplicité ». La marque nourrit l'ambition d'inscrire ses produits dans l'alimentation du quotidien. De son côté, Saupiquet, à l'origine des premières références de thon en sauce, continue de multiplier les recettes gourmandes, comme cette nouveauté de Thon sauce moutarde.

  • + 4% L'évolution en valeur
  • 563,4 M € Le chiffre d'affaires
  • - 3,6% L'évolution en volume
  • + 7,9% L'évolution des prix

43. Charcuterie tranchée

La charcuterie tranchée a de beaux jours devant elle ! Ce marché, estimé à 444 M €, répond à plusieurs attentes chères aux consommateurs... d'où son succès. Ce secteur bénéficie du dynamisme de la charcuterie en général, qui représente 4,6 Mrds € en GMS. Plusieurs piliers portent cette catégorie : le bacon (+ 7,2% en valeur), les tranches de chorizo (+ 9,2%) et les assortiments apéritifs (+ 14,6%). Des références synonymes de praticité et d'offres abordables de protéines.Mais les poids lourds consacrent surtout des offres traditionnelles telles que la rosette, le saucisson sec tranché et l'andouille. À noter, tout de même, les mauvais élèves : la viande des Grisons et le bresaola (- 8,6%), dont la croissance avait été tirée par le régime Dukan, s'essoufflent (- 8,6%). Les assortiments de charcuterie sont aussi à la peine (- 13,1%).

  • + 3,9% L'évolution en valeur
  • 444,4 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,5% L'évolution en volume
  • + 2,4% L'évolution des prix

44. Desserts et pâtes surgelés

Un segment tout neuf en grande distribution. Jusqu'alors presque essentiellement monopolisé par les MDD, le marché des desserts surgelés, qui pèse peu en GMS comparé aux « freezer centers », a accueilli une marque nationale. Il y a un peu plus de deux ans, Marie et Boncolac ont envahi le rayon. La notoriété de la première et le savoir-faire du second sur la pâtisserie surgelée ont permis de lancer des produits sous le nom de Marie, davantage connue du grand public. Et depuis, les deux entités innovent afin d'enrichir leurs gammes. Objectif : trouver des produits consensuels à des prix accessibles. Et cette stratégie est payante, le marché, qui a vu son offre se développer, a séduit les consommateurs avec des croissances en valeur et en volume.

  • + 3,9% L'évolution en valeur
  • 104,2 M € Le chiffre d'affaires
  • + 3,9% L'évolution en volume
  • + 0,1% L'évolution des prix

45. ÉPICES ET HERBES MÉLANGÉES

  • + 3,8% L'évolution en valeur
  • 258,5 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2,8% L'évolution en volume
  • + 1% L'évolution des prix

46. Bonbons et sucettes

Ils cultivent assurément l'art de la tentation. Les bonbons se caractérisent par une offre pléthorique (116 références en moyenne en magasin, contre 105 en 2011) et une bonne santé ! Le marché progresse de 3,7% en valeur et de près de 2% en volume. Les gélifiés constituent la locomotive du secteur, représentant 30% du volume des ventes de bonbons, en croissance de 11%. Les assortiments constituent, avec 20% des ventes en volume, l'autre segment important du marché. Ils gagnent 6,9%. Le succès des recettes gourmandes et des textures surprenantes, d'une part et, d'autre part, celui des produits conviviaux à partager, reflètent les tendances du marché. L'évolution des recettes avec des arômes naturels - lorsque cela est possible -, plutôt que des arômes artificiels participe incontestablement au dynamisme du marché.

  • + 3,7% L'évolution en valeur
  • 666,3 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,9% L'évolution en volume
  • + 1,8% L'évolution des prix

47. Soins du visage

Le secteur profite encore à plein de la création du nouveau segment il y a deux ans : les BB Cream. Elles continuent de faire des émules, et chaque marque investit ce marché, ces produits hybrides soins-fond de teint. Non comptées dans la catégorie maquillage, les BB Cream apparaissent dans la catégorie « soins spécifiques », lorsqu'elles ne sont pas comptabilisées en maquillage. Ce segment explose de 54,1% en valeur et 35,7% en volume, en CAM à fin juillet, selon Iri. Les antirides, eux, progressent en ligne avec la consommation, de 1,1% en valeur et 1,3% en volume. De même que les hydratants/nourrissants visage à, + 4% en volume et + 1,5% en valeur. Les patchs beauté et les hydratants autobronzants, sont, eux, en chute libre. De 40,7% en valeur, notamment pour ces derniers.

  • + 3,7% L'évolution en valeur
  • 266,1 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2,4% L'évolution en volume
  • + 1,2% L'évolution des prix

48. AIDES CULINAIRES ET CROÛTONS

  • + 3,6% L'évolution en valeur
  • 339,1 M € Le chiffre d'affaires
  • + 2,2% L'évolution en volume
  • + 1,4% L'évolution des prix

49. MAYONNAISES

  • + 3,5% L'évolution en valeur
  • 170,8 M € Le chiffre d'affaires
  • + 0,4% L'évolution en volume
  • + 3,1% L'évolution des prix

50. Infusions

Qu'il semble loin le temps où les infusions étaient inévitablement associées à une boisson diurétique ou, au mieux, réservées aux seniors. Les marques ont fait un pas de géant pour rendre la catégorie plus attractive, et même lui donner une image glamour. À cet égard, les recettes jouent un rôle essentiel. S'inscrivant au fil des saisons, certaines sont fruitées et rafraîchissantes, d'autres apaisantes et réconfortantes. Mais la forme des sachets aussi a évolué pour permettre une meilleure infusion des plantes. C'est Lipton, numéro un de la catégorie, qui est à l'origine de cette évolution. La marque d'Unilever mise sur la richesse de l'assortiment de façon à ancrer les habitudes de consommation. Au pays des buveurs de café, la démarche commence à porter ses fruits.

  • + 3,4% L'évolution en valeur
  • 142,7 M € Le chiffre d'affaires
  • + 1,5% L'évolution en volume
  • + 1,8% L'évolution des prix

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