Projet de taxes comportementales: la réponse de l'Ania

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L'ANIA, qui rassemble 20 fédérations nationales sectorielles et 21 associations régionales des industries alimentaires représentant l'ensemble des entreprises alimentaires de tous secteurs et de toutes tailles, vient de publier un communiqué de presse à la suite des éventuels de projets du gouvernement sur de nouvelles taxes comportementales. 

 

Voici donc le communiqué de l'Ania

"Le jour de l'annonce des plans de la nouvelle politique industrielle de la France par François HOLLANDE et le Ministre du Redressement Productif, Arnaud MONTEBOURG, l'industrie Alimentaire - classée « filière essentielle à la Nation » - s'est réveillée sous le choc de la révélation de projet de nouvelles taxes. En effet, le journal Le Parisien a dévoilé ce matin un document confidentiel qui émanerait du gouvernement et qui prévoirait l'instauration de taxes comportementales sur certains produits alimentaires du quotidien des Français. S'il venait à être confirmé, ce projet, serait alors perçu comme un mélange d?hypocrisie et d'incohérence. Hypocrisie, parce que le candidat François HOLLANDE s'était prononcé, à quelques jours de son élection, contre les taxes comportementales, les qualifiant de « punitives » et expliquant que « ce n'était pas la bonne solution ». Incohérence, parce que ce gouvernement qui oeuvre pour la compétitivité des entreprises à travers des plans industrie, des contrats de filière, des crédits d'impôts … choisirait en réalité de saborder la première industrie du pays en l'accablant de taxes et en jetant l'opprobre sur ses produits.

Cette démarche serait scandaleuse car non seulement elle sèmerait le doute dans l'esprit du consommateur, mais surtout, elle témoignerait du peu de considération que prête le gouvernement aux autorités sanitaires françaises et européennes. Alors que l'ANSES n'a pas, jusqu'à présent, publié d?avis démontrant une quelconque dangerosité des produits visés par ces taxes, voilà que certains, réunis en conclave, décrètent une nouvelle doxa scientifique.

« 169 entreprises ont déjà disparu cette année. Combien d'autres défaillances faudra-t-il pour que le gouvernement prenne conscience des vrais problèmes de ce pays et de l'ampleur de la crise de confiance à laquelle tout un secteur est aujourd’hui confronté ? »  s'insurge Jean-Philippe GIRARD, Président de l?ANIA. « Je veux rappeler que nos entreprises et les 500 000 salariés du secteur travaillent au quotidien pour offrir, chaque jour, des produits de qualité et d'une grande diversité aux consommateurs, en France et partout dans le monde ».

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