Promo aléatoire : Lucky Cart parie sur des clients joueurs, les distributeurs en raffolent

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Pour se démarquer des rabais traditionnels que toutes les enseignes pratiquent, la société Lucky Cart a eu l’idée de créer des promotions aléatoires. A la clé : une chance de remporter sa commande ! L’idée en a séduit beaucoup, à l’instar de The Body Shop, Intermarché, Go Sport, Naf Naf, But...

La société Lucky Cart propose aux clients en ligne de jouer pour tenter de gagner des gains après la finalisation de l'achat.
La société Lucky Cart propose aux clients en ligne de jouer pour tenter de gagner des gains après la finalisation de l'achat.

Au moment de finaliser sa commande sur le site marchand de The Body Shop, un affichage peu commun apparait. Trois options s’offrent au client :

1. 1 chance sur 3 de gagner 15 % du montant de son panier

2. 1 chance sur 10 de remporter 100 % de son panier

3. 1 chance sur 69 de repartir avec 101,68 euros, soit plus de trois fois la valeur de son panier.

Ce jeu du hasard, proposé à quatre reprises déjà par la chaine de cosmétiques britannique du groupe L’Oréal, réinvente une pratique aussi vieille que le commerce : les promotions.

Page du jeu proposé par le site the Body Shop

Inspiré d'un restaurant chinois

A l’origine de cette idée ingénieuse, Cyril Marchal. Cet ex-Ubisoft fait une découverte étonnante lors d’un déplacement en Chine. Au moment de payer l’addition, des jeux de grattage sont remis aux clients. Cette mesure, mis en place par le gouvernement, sert à inciter les consommateurs à demander leur facture afin d’éviter les fraudes. De là est née la genèse de sa société, qui propose du « promogaming », c'est-à-dire des jeux aléatoires en ligne. « Au lieu de proposer à chaque client 10 % de remise au moment de l’achat en ligne, nous offrons une chance sur 10 de remporter l’ensemble de son panier », résume Cyril Marchal, le fondateur et président de Lucky Cart. Pour les sites qui lui font confiance, l'investissement est fixe et défini à l'avance, seule la répartition du gain accordé aux clients finaux change. Lucky Cart se rémunère quant à lui grâce aux autres options du jeu et s’appuie sur la loi des grands nombres afin de lisser les risques liés aux tirages aléatoires.

Des promotions plus valorisantes

Cyril Marchal égraine quatre avantages principaux à ces promotions aléatoires : elles permettent selon lui d’augmenter davantage le trafic sur le site pour un même investissement de la part de l’enseigne. Le taux de transformation serait meilleur et la fidélité accrue par rapport à des rabais plus classiques. Dernier argument avancé, cette pratique donne une image plus valorisante de l’enseigne, quand les promotions peuvent être considérées comme une dégradation de la perception du produit.

Marie Cappe de Baillon, coordinatrice du e-commerce chez The Body Shop France, le confirme « Les promotions ne sont pas forcément très prisée chez les acheteuses de produits de beauté. En revanche, le côté décalé d’offrir ce jeu correspondait bien à l’image de notre enseigne. Et nous avons pu constater que les gagnants reviennent trois fois plus vite sur notre site », ajoute-t-elle encore.

Dernière optimisation en date pour ne pas décevoir les perdants, Lucky Cart propose de télécharger des magazines en ligne. Comme The Body Shop, cette solution a déjà séduit de grands noms de la distribution, à l’instar du drive d’Intermarché, Go Sport, But, les opticiens Alain Afflelou, Camaieu, Naf Naf... Quelques pure players, comme Price minister ou Cdiscount, se sont aussi laissés prendre au jeu.

REPERES

Lucky cart en chiffres

Cyril Marchal, fondateur et président de Lucky Cart

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