Promodès compte ouvrir 100 supérettes chez BP

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Après deux années de tests, Promodès et BP scellent leur alliance : 100 boutiques 8 à Huit ouvriront dans les stations BP.

Promodès et BP viennent de conclure un accord majeur. Il prévoit l'ouverture, d'ici à trois ans, d'une centaine de magasins 8 à Huit dans les stations-service du pétrolier. Un projet sans équivalent à ce jour, qui marquerait la première percée d'une enseigne de supérettes dans ce secteur très particulier. Les résultats des huit points de vente tests déjà ouverts dans le Sud et en région parisienne militent dans ce sens : avec un chiffre d'affaires au mètre carré de 37 000 F, contre 21 000 F en moyenne pour les 8 à Huit classiques, ils tirent directement profit de la proximité des pompes.

Un potentiel doublé

« La moitié de la clientèle est constituée d'automobilistes de passage, précise Roger Séguéla, directeur de l'enseigne. Par rapport à une supérette classique, notre cible est donc deux fois plus importante. »

À l'inverse, l'alimentaire draine 28 % de clients supplémentaires vers la station-service. « Dans les huit stations tests, nos ventes alimentaires sont supérieures de 42 % aux anciens BP Shop », ajoute Rémy Delphin, directeur marketing de BP France. Des chiffres qui confirment l'intérêt de l'alliance pour les deux partenaires et qui expliquent que d'autres enseignes mènent également leurs propres expériences. Casino a par exemple ouvert un premier magasin dans une station Shell de l'agglomération lyonnaise. Et si le distributeur stéphanois ne met pas encore en avant son nom, il semble déjà disposé, au vu des premiers résultats, à pousser l'expérience plus loin : trois autres points de vente sont d'ores et déjà programmés.

Reste à savoir si toutes les ouvertures annoncées se concrétiseront. Présentées en leur temps comme des avancées majeures, les précédentes alliances se sont toutes soldées par des échecs. C'est le cas notamment des accords entre Docks de France et Shell ou Francap et Total.Les tentatives actuelles sont-elles pour autant vouées à l'échec ? Pas nécessairement.

Respect du concept

D'abord parce que les intervenants actuels semblent vouloir tirer les leçons du passé. Promodès veille ainsi scrupuleusement au respect du concept 8 à Huit et s'interdit pour l'heure les stations autoroutières et leurs prix prohibitifs. En outre, les distributeurs voient aujourd'hui les stations-service comme un précieux réservoir d'emplacements : en ville, elles occupent souvent des sites de premier choix équipés de surcroît de quelques places de parking. Et Promodès envisage déjà de mettre à profit ces sites pour de futures expériences de commerce électronique, les clients venant y chercher les articles commandés sur leur PC.

Dernier argument enfin, l'importance capitale de ce type d'alliance pour les pétroliers. Plus que jamais confrontés à la concurrence des hypers sur les carburants, ils voient leurs réseaux se réduire d'année en année.

Les 17 000 stations-service encore en activité perdent 350 à 400 unités par an, et tout est bon pour enrayer ce déclin. Logiquement, BP devrait donc tout mettre en oeuvre pour que le projet se concrétise. Le pétrolier a même accepté les conditions imposées par Promodès : il est un simple franchisé 8 à Huit et s'acquitte des mêmes redevances que les gérants de supérettes classiques. En outre, il ne bénéficie d'aucune exclusivité sur l'enseigne. Et 8 à Huit est actuellement en test chez Esso...
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Article extrait
du magazine N° 1606

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