[PRW18] Gros plan sur 6 start-up du commerce connecté

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Pour sa quatrième édition, la Paris Retail Week a accueilli une cinquantaine de jeunes pousses françaises et internationales venues présenter leurs innovations. Coup de projecteur sur quelques start-up qui veulent à leur tour révolutionner le commerce et séduire les retailers.

Paris Retail Week start-up
Paris Retail Week start-up© Lélia de Matharel/LSA

Outre l’attribution, lundi 10 septembre 2018, du Rookie Of The Year, prix décerné à une jeune pépite prometteuse, la Paris Retail Week fait une place de choix aux start-up du retail à travers un espace dédié et des sessions de pitchs. IT, paiement, expérientiel, marketing, data, achats ou encore logistique, ces jeunes pousses, françaises et internationales, présentent leurs innovations aux professionnels avec la volonté de prouver la valeur ajoutée de leur solution... Parmi elles, six ont particulièrement retenu l'attention de la rédaction.

Akoustic Arts

La société française fondée en 2010 s’est fait un nom en inventant une enceinte ultra-directionnelle, mise sur le marché à la rentrée 2018 après 6 ans de prototypage et l'intégration l'année dernière de nouvelles fonctionnalités, à l'instar d'un détecteur de présence et de Bluetooth. Ce produit, baptisé "A", permet de diffuser un son en ciblant une zone bien spécifique et évite ainsi de déranger les personnes non visées. Pour les retailers, c’est la promesse d’une valeur ajoutée à leurs produits : la solution peut ainsi être utilisée autour d'une référence (diffusion de musique ou d'informations), d'une technologie (sonorisation d'écrans digitaux), ou d'un espace (zone de détente, cabine d'essayage). La start-up, finaliste et lauréate de concours tels que le Laval Virtual, Viva Technology ou encore Ubi Mobility, a commercialisé 400 unités de pré-séries l'année passée. Elle travaille avec LVMH, Galeries Lafayette et a séduit des industriels, à l'image de Ferrero qui a mené une opération dans plusieurs dizaines de supermarchés Carrefour lors des fêtes de fin d'année.

Snapcall

SnapCall a mis au point un bouton d’appel intelligent - qui fonctionne via un micro/HP de l'ordinateur ou casque, à l'image de Skype - qui permet au client d’un site e-commerce de contacter le service client pour obtenir les informations pertinentes en un seul clic. L'opérateur dispose dès le début de l'appel de certaines données (nom du client si celui-ci est connecté à son compte, détail et valeur du panier, contexte de la navigation…). La start-up fusionne les données de parcours numériques avec les données d'appels vocaux pour augmenter les leads qualifiés, optimiser les parcours digitaux et améliorer les taux de conversion. Conçu comme une solution complémentaire au chat, le bouton permet des interactions plus rapides entre le client et la marque, et veut réduire les freins à l'achat via l'échange "humanisé". La jeune pousse fondée par Arnaud Pigueller et Thomas de Becdelièvre, qui revendique une multiplication par deux du taux de conversion et une augmentation du panier moyen de 30%, est actuellement incubée au sein de Station F, à Paris. Elle a par ailleurs annoncé une levée de fonds d'un million d’euros.

Wassa

Créée par Frédéric Sommerlat et John Walter en 2011, cette start-up basée en région parisienne s’est spécialisée dans les domaines de la vision par ordinateur et du traitement de l'image. Initialement, la société concevait des applications mobiles et des sites Internet. Elle s’est progressivement tournée vers des solutions de reconnaissance faciale et morphologique, d'image, de forme et/ou d'objet et reconnaissance optique de caractères (ROC, en anglais optical character recognition ou OCR), basée sur un algorithme auto-apprenant. Dans le retail, sa solution lancée en 2017, baptisée Dencity, permet de détecter, de compter, de traquer et d’analyser les flux de personnes dans les espaces commerciaux grâce à un système de caméras. Les données recueillies aident les retailers à mieux comprendre les comportements en point de vente. Outre les différentes datas collectées (profil des clients, flux et identification de zones chaudes ou froides), la solution présente l'avantage de s'appuyer sur les systèmes de caméras existants, permettant au client de limiter les coûts de l'installation. Elle est actuellement testée dans un centre commercial et dans une boutique de luxe à Hong Kong.

Ecentime

Fondée en 2017 par Yangke Sun, un entrepreneur chinois de 27 ans passé par Criteo comme data scientist, Ecentime est une plate-forme qui met en relation les touristes chinois et les marques françaises de mode, parfumerie ou high-tech. Selon les profils des clients inscrits et leurs intérêts, elle envoie des recommandations d’achats et des informations personnalisées au travers d’algorithmes prédictifs via une application mobile, qui revendique à date 120 000 utilisateurs actifs mensuels. Elle se rémunère par des commissions prélevées sur les achats y compris les ventes en ligne et offline drive to store via un QR code spécifique à chaque point de vente, ainsi que par le biais de brand content valorisant les marques françaises auprès des acheteurs chinois. La solution, qui a déjà séduit de grands groupes tels que le Printemps Haussmann, les Galeries Lafayette et le BHV Marais, ainsi que des marques comme L'Oréal, devrait être déployée à court terme en Angleterre, Espagne et Italie.

Mr.Suricate

Derrière ce drôle de nom se cache une start-up qui souhaite maîtriser les bugs et anomalies qui polluent les sites web. Créée par Fabien Van Herreweghe et Fabrice Beck, elle a mis en place des tests fonctionnels automatiques et récurrents, qui reproduisent des scenarii utilisateurs sur les sites Internet (site vitrine, e-commerce, espace client…). La plate-forme SaaS vérifie que la mise en place de nouveaux services ou de nouvelles fonctionnalités ne crée aucune défaillance sur l’existant. L'outil, 100% en ligne, est capable de détecter et d'analyser en temps réel le moindre événement inattendu dans le parcours clients, afin que l’anomalie n’ait pas de conséquence sur le parcours d’achat et le chiffre d’affaires.

Entrupy

Start-up installée aux Etats-Unis (à New York, San Francisco et Seattle) et en Inde, Entrupy s'est spécialisée dans la lutte contre les contrefaçons. Elle a mis au point une application scannant code-barres et produits à l'aide d'une caméra de microscope se fixant via une coque à un téléphone portable. Cette lentille, qui permet d'agrandir le détail d'un article jusqu'à 260 fois, scrute le produit (sac ou vêtement, matériel high-tech, bouteille d'alcool, nourriture...) quelle que soit sa matière - hormis le verre - afin d'en vérifier l'authenticité. Particularité de la solution : elle ne nécessite aucune modification sur le produit ou son packaging puisque la seule technologie utilisée est la reconnaissance d'objet. Un outil précieux pour les marques comme pour les consommateurs, de plus en plus friands d'articles de luxe de seconde main. Bien que pour le moment réservée aux professionnels, elle pourrait être à terme déployée dans une version grand public. 

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