Psion résiste à Microsoft

Traditionnels champions de l'assistant numérique, Psion et 3Com voient depuis deux ans arriver sur leurs plates-bandes tous les grands constructeurs informatiques.

Le 1er février, Microsoft annonçait la nouvelle édition de son Windows CE. Cette version allégée du système d'exploitation Windows qui gère les PC de bureau est destinée à équiper tous les types d'appareils électroniques nomades, à commencer par ces ordinateurs de poche baptisés assistants numériques. Aussitôt, Casio, Compaq, Hewlett-Packard et Philips promettaient la sortie de modèles utilisant ce logiciel avant l'été. Sur ce secteur en progression (quelque 190 000 pièces ont été vendues en France en 1998), le dynamisme et la force du nombre semblent être du côté de la famille Windows CE.

Et pourtant, les partenaires de Microsoft réalisent pour l'instant des scores bien inférieurs à ceux des deux champions incontestés, le britannique Psion et l'américain 3Com. Christophe Poulin, directeur du marketing produits de Psion France, affiche sa sérénité. Le fabricant britannique a connu depuis quinze ans les offensives d'Atari, Apple, Hewlett-Packard

Aujourd'hui, Psion est toujours debout et son haut de gamme, le Series 5, reste en tête des ventes européennes. Une performance d'autant plus remarquable que ce produit, commercialisé en septembre 1997, n'a subi quasiment aucune évolution depuis cette date. Son challenger le plus sérieux reste depuis toujours le Palm Pilot de 3Com, un lointain cousin dépourvu de clavier.

Coupler téléphone mobile et assistant numérique

Le principal atout de Windows CE est pourtant bien réel. Ses partisans le résument ainsi : retrouvez Windows sur votre assistant numérique. Pas déterminant, à en croire Christophe Poulin : « Beaucoup de marques proposent des assistants numériques au format tablette équipés de Windows CE. Mais elles n'ont pas réussi à détrôner le Palm Pilot, qui est pourtant moins puissant. Les clients ne s'intéressent pas tellement à l'Operating System (OS, environnement logiciel), ils cherchent seulement la compatibilité avec Windows, et nous sommes compatibles. Ce marché n'est pas mûr, il se crée. Il faut offrir aux clients ce qui répond à leurs besoins, au lieu d'attaquer les standards concurrents ! » Psion noue d'ailleurs des alliances avec les grands de la téléphonie pour développer le couplage téléphone mobile-assistant numérique.

Autre avantage : la forte présence de Psion dans l'ensemble de la distribution. En 1998, les référencements en hypers se sont multipliés. Et même si la Fnac (où la gamme Psion occupe en général 50 % du rayon à elle seule) reste l'un des meilleurs partenaires de la marque, l'ouverture à l'ensemble des enseignes généralistes est bien engagée. Une démarche qui ne va pas de soi, tant il est vrai qu'une bonne partie des 190 000 assistants numériques vendus en 1998 équipe des professionnels. Mais le référencement de ces produits par les hypermarchés relève de l'intérêt bien compris des deux partenaires : « Pour nous, explique Christophe Poulin, c'est important en termes de visibilité. Quant aux distributeurs, je pense que nos produits valorisent leurs linéaires en cette période où la micro-informatique grand public explose. »

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Article extrait
du magazine N° 1618

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