Quand Hasbro prend Disney pour modèle

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Transformers, Battleship, Mon Petit Poney, Littlest Petshop... Tous ces jouets signés Hasbro se déclinent au cinéma, en télévision ou sur Internet. Objectif : proposer aux enfants non plus seulement des jouets mais un univers complet de divertissement. Retour sur ce tournant stratégique pris par Hasbro avec Cyrille Guérin, directeur marketing du groupe pour la France.

Cyrille Guérin, directeur marketing Hasbro France

LSA – En avril dernier, vous avez sorti le long-métrage Battleship, directement inspiré de votre célèbre jeu de bataille navale et que Hasbro a coproduit. Comment est né ce projet ?
Cyrille Guérin – En fait, c’est en 2009 que Hasbro a décidé de définir son métier non plus seulement comme un fabricant de jouets mais comme une entreprise de divertissement. L’idée est de développer des propriétés qui divertissent les enfants pouvant ensuite se décliner en jouet, en dessin animé, en film, en magazine ou, pourquoi pas, en t-shirt… Pour cela, Hasbro a créé ses propres studios, en interne, qui comptent aujourd’hui quelque 150 salariés aux Etats-Unis. C’est un changement culturel profond et emblématique qui montre bien la volonté du groupe de passer du jouet au divertissement, un peu sur le modèle de Disney.
 

LSA – C’est aussi une forte prise de risque…
C. G. – Oui, c’est une prise de risque importante car nous sommes les seuls, dans le jouet, à avoir développé nos propres studios. Mais nous pouvons ainsi obtenir une meilleure intégration des contenus. Ainsi, la saison 2 de notre série animée pour la télévision Mon Petit Poney se termine par un mariage. Le thème est totalement en phase avec les jouets de la marque qui sortiront pour Noël prochain. Cette prise de risque montre aussi notre volonté d’inscrire notre nouvelle direction stratégique sur le long terme.
 

LSA – Justement, quels sont vos projets pour l’avenir ?
C. G. – Nous avons beaucoup de projets en cours de développement sur les préscolaires, avec notamment une version de Transformers pour les tout-petits. Nous travaillons aussi à un film autour du jeu Monopoly. En fait, je pense qu’il est possible de créer du contenu pour tout. Mais, il faut analyser la réalité économique car les investissements sont très lourds. De plus, il nous faut ensuite trouver des diffuseurs pour les contenus que nous avons créés, c’est encore une nouvelle activité !
 

LSA – Désormais, presque tous les grands lancements de jouets, comme les poupées MonsterHigh de Mattel ou les toupies Ninjago de Lego, sont accompagnés de contenus. D’après vous, cette tendance va se généraliser ?
C. G. – Nos concurrents ont compris que ce qu’attendent les enfants, ce n’est pas un jouet en tant que tel mais un moyen de se divertir. Il faut donc apporter une histoire. D’autant que le marketing du jouet, notamment les publicités, est très centré sur le produit : on met l’accent sur les détails, les bras articulés d’une figurine par exemple. Au-delà de ce discours très axé sur le bénéfice du produit, les films et séries animées nous permettent d’apporter un univers autour du produit, de développer un imaginaire… et de faire rêver les enfants !

1 commentaire

aec

06/07/2012 02h26 - aec

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