Marchés

Quand Laurent Fabius rencontre Jack Ma d’Alibaba, les entrepreneurs français se frottent les mains

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Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et Jack Ma, fondateur d’Alibaba viennent de conclure un protocole d’accord pour renforcer la visibilité des entreprises françaises sur les sites du géant chinois. A la clé, l’accession à un marché de 200 milliards de dollars en pleine expansion.

Voilà une information qui pourrait secouer un peu plus le paysage de l’e-commerce mondial. Le groupe Alibaba vient de s’engager, à travers un accord de trois ans, à accroître la visibilité des produits et entreprises français sur ses différents sites. Jack Ma et Laurent Fabius se sont rencontrés lors d’une visite de "diplomatie économique" de quatre jours avec son homologue Wang Yi.

Concrètement, Alibaba accorde aux entreprises françaises "une procédure d'inscription accélérée, des services sur mesure et un soutien marketing", ont déclaré le ministère des affaires étrangères français et Alibaba dans un communiqué conjoint.

Ubifrance et l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) sont les deux organismes chargés d’apporter le soutien nécessaires aux entrepreneurs français, et une vaste campagne de communication vantant les produits de marques françaises, comme L’Oréal (qui accroît sa présence e-commerce) et Clarins, sera orchestrée sur les sites du groupe chinois comme Tmall.

Pour Laurent Fabius, "ce protocole d'entente est une excellente opportunité pour que davantage de consommateurs chinois découvrent de nouvelles marques françaises, à travers un système de distribution moderne". Tandis que Jack Ma concède sobrement que "notre mission est de faciliter les affaires où qu'elles soient".

L’histoire ne dévoile pas encore les contreparties obtenues par Alibaba, mais l’on imagine que Jack Ma y voit au moins un moyen d’accroître sa notoriété alors qu’il vient de remplir les premiers documents nécessaires à l’IPO qu’il prépare à Wall Street. Sa côte grimpe et affole tous les compteurs, puisque les analystes l’estiment capable de lever entre 16 et 20 milliards de dollars lors de sa prochaine introduction, soit au moins autant que Facebook l’an passé. Cette hystérie est notamment alimenté par le potentiel du e-commerce en Chine qui cumule déjà à 200 milliards de dollars d'achats en 2012 (+66%), 620 millions d'internautes, et qui pourrait atteindre entre 420 et 650 milliards d'ici 2020, selon McKinsey, pour en faire le premier pays mondial sur ce canal. En France, les ventes s'établissaient à 51 milliards d'euros en 2013, selon la Fevad.

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