Franchise Expo Paris 2014

Quarante franchises en 4 ans, le projet fou de LDLC

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Le pionnier des sites de e-commerce français qui a renoué avec la croissance rentable depuis quelques années va se lancer en franchise dans un secteur, l’informatique, où les magasins ont plutôt tendance à fermer…  

Alors que les enseignes informatiques avec leurs coûteux points de vente physiques semblaient appartenir au passé (PC City, Surcouf…), LDLC fait le chemin inverse. Le site lyonnais a annoncé vouloir ouvrir une quarantaine de magasins en franchises d’ici 2018. Un pari d’autant plus fou que les marchés sur lesquels opère le site (qui dispose déjà de trois magasins en propre) ne sont pas à la fête et ce depuis plusieurs années... Et pourtant, LDLC est sûr de son coup. « Il est vrai qu’on a beaucoup entendu parler de fermetures sur ce secteur, mais pour nous c’est le modèle économique des enseignes qui n’était pas le bon pas le fait d’avoir des magasins, explique Olivier de la Clergerie, le directeur général du groupe et frère du fondateur Laurent de la Clergerie. Nos boutiques feront 150 m² et proposeront de 1000 à 1200 références. Notre objectif est d’en faire un relai multicanal avec notre site. » Et pour aller aussi vite, LDLC a évidemment opté pour la franchise. « Pas tant pour limiter les coûts, insiste le DG de LDLC, mais plutôt pour que nos boutiques soient gérées par des chefs d’entreprises qui ont une meilleure capacité d’innovation… » A ce rythme-là, le plus « petit » des grands du e-commerce français (par rapport à Rueducommerce ou Pixmania…) risque de ne pas le rester longtemps…

Plus de fans Facebook que la Fnac

Créé en 1997 à Lyon par un jeune ingénieur passionné d’informatique Laurent de la Clergerie (dont l’acronyme du nom fournira son nom au site), le site s’est spécialisé dans la vente de produits informatiques. Au début des années 2000, il était en opposition frontale avec des Pixmania et autre RueduCommerce. Mais alors que ces derniers ont tenté la diversification avec une cible de plus en plus élargie, le lyonnais a creusé le même sillon, celui du matériel informatique.

Laurent de la Clergerie, fondateur de LDLC

Laurent de la Clergerie, fondateur de LDLC

 

Un pari a priori pas gagné d’avance alors que la demande s’est orientée depuis quelques années sur les produits standardisés des grandes marques, en gros les PC et les Mac achetés dans les grandes enseignes. Et pourtant. En privilégiant le conseil, la proximité (LDLC a ouvert trois boutiques à Lyon et Paris) et en intégrant dès 2005 sa logistique, le site LDLC s’est taillé une réputation de sérieux et de fiabilité qui a longtemps manqué au secteur. Aujourd’hui d’ailleurs, il jouit d’un nombre de fans impressionnant sur Facebook: avec plus de 814.000 "likes", LDLC devance rien moins que la Fnac (750.000), Pixmania (338.000) ou Darty (194.000)...

 

Une croissance rentable

Cette année, le site se lance donc en franchise avec une première ouverture à Bourgoin-Jallieu. Dans le même temps, son chiffre d’affaires n’a cessé de progresser année après année et devrait atteindre 250 millions d’euros sur son exercice qui se clôture fin mars et vise les 500 millions d’euros pour 2018. C’est certes moins qu’un Pixmania mais LDLC peut s’enorgueillir d’une croissance continue et d’une rentabilité positive (10 millions d’euros de résultat d’exploitation sur l’exercice 2013-2014...) Une vraie prouesse sur ce secteur.

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