Que faut-il attendre du premier magasin d'Amazon ?

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Amazon devrait ouvrir d’ici à Noël un magasin dans les quartiers chic de New York, à quelques pas de l’Empire State Building. Ambition commerciale ou coup de pub ?  

La situation de la future boutique Amazon, en face de l'Empire State Building, à New York (Crédit photo: GoogleMaps)
La situation de la future boutique Amazon, en face de l'Empire State Building, à New York (Crédit photo: GoogleMaps)

Ça y est Amazon entre dans le dur. Attendu depuis des années, maintes fois annoncé, cette fois, c’est sûr, le site américain va ouvrir un magasin, selon le "Wall Street Journal". Certes, il y avait bien eu quelques points de vente éphémères en vue de promouvoir le lancement d’une liseuse ou d’une tablette, mais cette fois cette boutique sera durable. Et c’est à New York, au cœur des quartiers chic et commerçants de Manhattan, au pied de l’Empire State Building, qu’Amazon va ouvrir ses portes.
Alors qu’on entend de plus en plus parler de la « mort » de l'e-commerce pur, Amazon se jette-t-il à corps perdu dans le multicanal ? Autrement dit, Amazon part-il à l’assaut des Walmart et autres géants de la grande distribution ?
En l’absence de plus amples informations de la part d’Amazon, difficile d’être catégorique, mais il semble toutefois que la réponse penche vers le « non ». Pour plusieurs raisons :

- D’abord, le site : en plein Manhattan entre la 5e et la 6e avenue, avec vue sur l’Empire State Building... Pas vraiment "Walmart land". Dans le quartier, la boutique aura pour voisinage un Mango et un Desigual et sera située à à peine un bloc de Macy’s. Cela dit, il y aurait pas mal de place à l’adresse indiquée. Selon les agences immobilières new-yorkaises, ce serait 41 000 m2 qui seraient disponibles, mais répartis sur plusieurs étages. Chacun faisait aux alentours de 4 000 m2.

 

 

- Ensuite, l’offre : selon le "Wall Street Journal", ce sont les services, plus que les produits, qui devraient être mis en avant dans cet « Amazon store » : retrait de colis commandés à la dernière minute, retour de produits qui ne conviennent pas, service après-vente... Une présence physique rassurante pour le consommateur, à l’instar des Free Centers en France, par exemple.

Évidemment, Amazon en profitera pour vendre des produits, mais il devrait s’agir, toujours selon le quotidien, essentiellement des appareils de la marque: des liseuses Kindle, des tablettes Fire ou encore son Fire Phone. On est loin du « tout sous un même toit ».

- Enfin, Amazon possède déjà ses casiers : après tout l’américain n’a pas besoin de magasin pour aller dans le multicanal, il l’est déjà un peu avec ses casiers de retraits, présents aux États-Unis dans des centaines de points de vente.

Tout ça mis bout à bout fait que ce premier « Amazon store » a de fortes chances d'être bien plus une "simple" initiative marketing qu’un changement d’ère commerciale. Mais méfiance, à l’ouverture du premier Apple Store, en mai 2001, beaucoup avait pensé qu’il s’agissait essentiellement d’un coup de pub. Aujourd’hui, à la tête de 435 points de vente dans le monde, Apple réalise plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Rentable le coup de pub.
 

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