Quel avenir pour Télémarket?

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RÉTROSPECTIVECasino est en discussions avec le groupe Galeries Lafayette en vue de parvenir à un accord industriel et stratégique concernant la filiale de commerce en ligne des Galeries, Télémarket, dont Casino détient 22,5%, selon Les Echos.

"Nous avions prévu que, si nous ne pouvions pas conforter la prise de participation de Casino dans Télémarket par des liens commerciaux et industriels, nous aurions la possibilité de leur racheter les actions jusqu'à la fin avril", a déclaré au journal Francis Lorentz, Pdg de e-laser, une filiale technologique des Galeries Lafayette qui détient 70% de participation directe du groupe dans Télémarket France. Quelque 22,5% sont détenus par Casino (15% de participation directe et 7,5% par sa quote-part de 50% dans la participation de Monoprix, qui est également de 15%). De son côté, Casino reconnaît avoir entamé le processus de négociation, indique les Echos. Selon un expert cité par le journal, "Casino a trois solutions. Il peut soit abandonner la vente de produits alimentaires sur Internet, soit monter un peu plus dans le capital de Télémarket, en même temps que Monoprix et avec des partenaires minoritaires actifs, soit prendre la majorité de la filiale des Galeries Lafayette". "Selon un proche du dossier, il y aurait 90% de chances pour que les discussions entre les deux groupes débouchent sur un accord", indique le quotidien. La question du prix n'a cependant pas encore été abordée, ajoute le quotidien, qui estime que "c'est pourtant sur ce point que les discussions pourraient achopper". "Nous cherchons à élargir le tour de table, sans nous fixer de limites", avait déclaré M. Lorentz au journal Le Monde dans son édition du week-end. "De bons connaisseurs du dossier laissent entendre que le prix demandé serait trop élevé, ++correspondant à des valorisations boursières d'entreprises internet d'avant la chute des valeurs technologiques++"", indiquait également le journal. L'entrée des groupes de distribution Casino et Monoprix dans Télémarket, annoncée en mai, avait valorisé celle-ci à 800 millions de francs. La société a réalisé un chiffre d'affaires de 212 millions de francs en 2000 et 80 millions de pertes opérationnelles.

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