Marchés

Quelle est la proposition d’Amazon France envers les industriels de l’alimentaire ?

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Qu’ont à gagner les industriels des PGC qui travaillent avec Amazon ? Lequel des nombreux services de l'e-commerçant doivent-ils privilégier ? Quels sont les process pour travailler avec lui ? LSA vous aide à y voir plus clair.

Quelle est la proposition d’Amazon sur l’alimentaire en France ?
Quelle est la proposition d’Amazon sur l’alimentaire en France ?© Amazon Italie

L’acquisition des supermarchés bio Whole Foods Market, en juin, a achevé de démontrer que l’alimentaire constitue aujourd’hui le principal axe de développement d’Amazon. En France aussi, l'Américain met les bouchées doubles depuis deux ans pour développer ses ventes d'alimentaire et de PGC. Ouverture de l’alimentaire sur sa marketplace en septembre 2015, d’Amazon Prime Now en juin 2016, des boutons Amazon Dash en novembre 2016, d’Amazon Pantry en décembre 2016… et finiront bien par arriver les produits frais livrés à domicile d’Amazon Fresh, tout comme la commande de produits par la voix d’Alexa Shopping.

Qu’il s’agisse de Prime Now, de Pantry, de Dash ou de Fresh, il faut être abonné Amazon Prime pour bénéficier de ces services. Dit autrement, leurs utilisateurs sont nécessairement de grands adeptes d’Amazon, une population urbaine et plutôt CSP+ qui dépense sur la plateforme bien plus que les autres clients du site. Et donc une clientèle a priori intéressante pour les fournisseurs. Sans oublier l’offre alimentaire de la plateforme principale, qui ne cesse de s’étoffer et compte aujourd’hui 50 000 références environ, en englobant vente en propre et marketplace.

Or particulièrement dans l’Hexagone, où la vente en ligne d’alimentaire et de PGC s’est surtout développée au travers du drive, la montée en puissance d’Amazon ne passe pas inaperçue. Les supermarchés en ligne ne progressent que très lentement et chaque distributeur alimentaire donne l’impression de courir derrière les innovations de l’Américain, qui en copiant sa télécommande de courses, qui en assurant une livraison en moins de 2h depuis ses magasins. Ils ont beau s’en défendre, le débarquement du géant de Seattle sur leur pré-carré devrait avoir un impact majeur rien qu'en soustrayant quelques points de parts de marché à certains d'entre eux.

Menace pour les distributeurs, opportunité pour les industriels

Côté distributeurs, les menaces l'emportent donc sur les opportunités, même si Amazon sera peut-être celui qui évangélisera enfin aux courses en ligne des consommateurs français pour l’instant bien moins demandeurs que leurs voisins britanniques. Côté fabricants, il en va tout autrement, et ce nouveau canal de distribution mérite a minima qu’on l’étudie. Car il reste à comprendre la véritable proposition de valeur d’Amazon sur l’alimentaire, à décrypter les spécificités de chacun de ses services, à évaluer ses axes de différenciation face à ses rivaux click&mortar, et - last but not least ! – à apprendre à collaborer avec lui et à apprivoiser ses process.

C’est tout l’objet de la matinée « Amazon Alimentaire » qu’organise et anime LSA le 19 octobre prochain à Paris. Y interviendront en particulier les directeurs et opérationnels en charge des catégories alimentaires de la plateforme, des industriels des PGC tels que Bledina (Danone) et Jacobs Douwe Egberts qui évoqueront leur collaboration avec Amazon, ou encore le cabinet Kantar Worldpanel qui dressera le portrait de la clientèle alimentaire du site français et son potentiel de ventes. Une matinée pour en apprendre davantage sur ce qu’Amazon a à offrir aux industriels français sur un marché où on ne le connait encore que peu : l’alimentaire.

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