Quels sont les produits dont les codes-barres rencontrent un problème de lecture en caisse ?

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Seuls 0,46% des articles vendus en grande surface rencontrent un problème de lecture de code-barres en caisses, selon l’étude annuelle GS1/IRi, pour l’année 2012. Les catégories les plus exposées aux problèmes de lecture restent les produits frais, et surtout les fruits & légumes. Si cela paraît peu à l’échelle de la grande distribution, les impacts sur le chiffre d’affaires sont loin d’être négligeables : une étude complémentaire menée par Wincor Nixdorf révèle ainsi que 43% des clients confrontés à un problème de lecture de code-barres renoncent à leur achat.

Il y a deux manières de lire les résultats de l’étude annuelle de GS1 et IRi, sur les problèmes de lecture des codes-barres en caisse. D’abord, on ne peut constater à nouveau que le taux de lecture tutoie l’excellence, dans la lignée des précédentes cuvées de l’étude. Seuls 0,46% des produits qui passent en caisse doivent a minima être scannés à nouveau par une hôtesse de caisse ou, dans le cas d’une caisse automatique (Self check out), par le client lui-même. Vu la largeur de l’échantillon de l’étude (plus de 6400 chariots clients observés dans des hypers et supermarchés de toutes les enseignes pendant 20 jours), et en tenant compte du nombre de références écoulées dans les magasins, 81 984 articles exactement, cela signifie que seulement 377 articles ont buté sur la lecture.

Mais, dans un second temps, Pierre Georget, le directeur général de GS1 France, pointe un fait saillant, qui apparaissait déjà dans la précédente étude : « 76% des problèmes concernent des code-barres de produits alimentaires, notamment dans le frais et le pré-emballé », relève t-il. Si on grossit encore la focale sur les 377 articles concernés, c’est surtout la catégorie des fruits et légumes qui pose problème :

 

GS1 France a donc cherché à connaître l’origine des problèmes. Dans 3 cas sur 5, ils sont dus à l’impression du code-barres sur l’emballage : mauvaise qualité d'impression, non respect des marges, problème de hauteur de barres...

Selon Pierre Georget, cela est d’autant plus dommageable que les parades sont faciles à mettre en œuvre : « La technologie d’impression des étiquettes est aujourd’hui mature. Les problèmes viennent par exemple du non-nettoyage des têtes d’impression, mais aussi d’un mauvais processus de marquage. En outre, on peut par exemple améliorer le contrôle qualité sur les imprimantes ou les balances. »

Les erreurs sont loin d’être anecdotiques, surtout à l’heure des caisses automatiques. « Un code-barres défectueux ou porteur d’informations erronées, sur le poids de l’article, par exemple, va poser problème lors du contrôle poids, et polluer la base de données », alerte Laurent Houitte, directeur marketing de Wincor Nixdorf, qui a mené en parallèle une étude sur « Les Français et les codes-barres », avec l'Ifop.

Les conséquences d’un problème de lecture de code en caisse sont de plusieurs ordres.

D’abord, cela fait perdre du temps, plus de 20 secondes selon les relevés de l’étude GS1:

 

 

Ensuite, près de 43% des clients peuvent renoncer à leur achat, selon l’étude Wincor. «L'étude GS1 confirme par ailleurs que 3% des clients qui rencontrent un problème de code-barres au passage en caisse décident de ne pas acheter le produit, décode Laurent Houitte. Cela paraît peu, mais sur les 40 milliards d'articles vendus chaque année cela représente 5 millions de produits non achetés. Donc un impact réel sur le chiffre d'affaires des distributeurs.»

Alors que le code-barres a fêté ses 40 ans cette année, les erreurs sont d’autant plus préjudiciables que, dans l’esprit des clients, il reste une solution efficace :

 

 

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA