Questions à Eric Plat, président de la Fédération du commerce associé (FCA) et d’Atol : "Il faut que tout le monde trouve son compte dans l'ouverture le dimanche"

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A la veille du débat sur l’ouverture des magasins le dimanche, la FCA, qui rassemble un tiers du commerce de détail et 150 enseignes pour un chiffre d’affaires de 141,9 milliards d’euros, a listé dix propositions. Eric Plat, son président, détaille les plus originales.  

Pour la FCA, l'exonération de charges pour les compléments de salaire pour les salariés du dimanche pourrait relancer l'activité.
Pour la FCA, l'exonération de charges pour les compléments de salaire pour les salariés du dimanche pourrait relancer l'activité.© DR

Questions à Eric Plat, président de la Fédération du commerce associé (FCA) et d’Atol

 

LSA : Dans quel sens souhaitez-vous influer sur le débat sur le dimanche ?

Eric Plat : Nous voulons avoir une position claire à la veille du débat auquel nous tenons à participer. Il y a moins de dix chefs d’entreprise sur les bancs de l’Assemblée, c’est à nous de les éclairer !  Il faut assouplir la réglementation, tout en maintenant le caractère exceptionnel de l’ouverture le dimanche. Nous proposons de conserver une hausse de rémunération pour les salariés, de l’ordre de 30%, mais d’exonérer de charges ce complément, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy avec les heures supplémentaires. Il faut que tout le monde ait intérêt à faire les choses, les entreprises comme les salariés et que l’Etat soit aussi gagnant. Cette liberté accordée au commerce peut dynamiser l’activité.

LSA : Vous réclamez le passage de cinq à douze dimanches exceptionnels par an, mais tous à la main des commerçants…

E.P : Oui, en quoi les maires peuvent juger si c’est mieux d’ouvrir un dimanche plutôt qu’un autre ? Nous pensons qu’il vaut mieux laisser le libre choix pour l’ensemble des dimanches, douze dans l’idéal, pas plus. Au-delà d’un certain seuil, l’ouverture le dimanchen’est pas forcément intéressante suer le plan économique.

LSA : Vous voulez mettre fin aux discriminations en optant pour une « démarche géographique ». Que voulez-vous dire ?

E.P : Les périmètres de métiers ont beaucoup évolué. Pourquoi autoriserait-on des magasins de bricolage qui vendent aussi des livres ou des articles de déco à ouvrir et pas des jardineries ? Il faudrait identifier des zones d’ouverture assez larges  pour tous les secteurs qui englobent à la fois le centre-ville et les périphéries.

Propos recueillis par M.P

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