·Questions à Joëlle Chappaz, Carrefour *

« 30% du chiffre d'affaires de la coupe »

· Quelles raisons ont présidé au développement d'une gamme de charcuterie en frais-emballé ?

Le groupe Carrefour a réalisé ses premières expériences en matière de rayon frais-emballé il y a environ cinq ans. L'hypermarché de Montesson (13 000 m2) s'est engagé dans ce concept, en septembre 1995, à l'occasion de la réorganisation du rayon charcuterie-traiteur traditionnel et du changement de mobilier. Celui-ci générant un fort trafic, il s'agissait d'optimiser l'affluence, variable selon les moments de la journée, en évitant que la clientèle du rayon traditionnel ne s'échappe vers le libre-service. En juin dernier, l'assortiment a été renforcé. Nous présentons en permanence une quinzaine de références de « chiffonnades », préparées sur place, et une courte gamme de produits signés Aoste.

· Comment les consommateurs perçoivent-ils le rayon ?

L'espace frais-emballé est fréquenté en complément du rayon traditionnel du magasin et certainement pas comme un troisième rayon, alternative entre libre-service et coupe. Nos clients peuvent voir l'employé trancher les produits, les conditionner, les étiqueter et les mettre en place. Le meuble présentant cette gamme, situé dans le prolongement de la file d'attente du rayon coupe, permet de ne pas rater les achats d'impulsion.

· Prévoyez-vous de faire évoluer votre assortiment ?

Le frais-emballé représente aujourd'hui environ 30% du chiffre d'affaires réalisé par le rayon charcuterie à la coupe. Il n'est pas question d'aller trop loin dans la multiplication du nombre de références, ni d'agrandir le linéaire consacré à ces produits, car trop de croissance s'opérerait au détriment de la qualité. Par contre, nous nous efforçons de coller à la règle des 20-80 et nous poursuivons notre réflexion sur une communication dans le rayon. Notre objectif est de faire comprendre au consommateur qu'il y trouvera exactement les mêmes produits qu'à la coupe, avec la même fraîcheur. Et, puisque nous travaillons en flux tendu, nous devons expliquer pourquoi un rayon vide en fin de journée n'a rien de suspect !

*chef de rayon à Montesson (Yvelines)
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Article extrait
du magazine N° 1528

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