Qui aujourd'hui, achète des desserts frais?

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L’image de l’ultrafrais, la catégorie des desserts est plébiscitée. D’ailleurs, rares sont les clients de GMS à ne pas passer dans le rayon, avec 89 % des ménages acheteurs, un taux en très léger recul (90 % en 2006). En partant d’un indice d’achat à 100 pour la moyenne française, on constate également une faible disparité régionale. La région parisienne est sous-consommatrice (à 84) comme toute la façade Est du pays, alors que le Nord, à 114, atteint le maximum. Mais derrière cette apparente homogénéité, il est difficile de dessiner un portrait du consommateur type à l’échelle de la population, tant la consommation varie d’une catégorie sociale à une autre.

Le premier facteur propice à faire décoller les achats reste la taille du foyer, et la présence d’un ou plusieurs enfants. Les foyers de 4 personnes et plus, avec un indice de consommation de 186, sont ainsi les plus accros au dessert, devant les foyers avec enfant en collègelycée (176) et même les foyers avec enfant majeur (155). Pour ces acheteurs, les grands formats et formats familiaux trouvent tout leur sens. Ouvriers (147), agriculteurs (146) et revenus modestes sont également surconsommateurs, devant les artisans-commerçants (122) et les employés (116).


89,4%

La part de ménages acheteurs de desserts

Source:TNS

Encore des cibles à conquérir

À l’autre bout de l’échelle, certaines catégories sont, en revanche, à la traîne, et pourraient constituer de nouvelles cibles pour les fabricants. Les jeunes célibataires (44), les célibataires seniors (48), les foyers d’une personne (49) et les revenus aisés (60) représentent un beau potentiel de croissance, avec l’opportunité de leur offrir des desserts individuels ou en petit format. Pour la deuxième année consécutive, on constate cependant un recul des quantités achetées par ménage, passées de 17,5 kg en 2007 à 17,1 en 2008, et à 16,9 en 2009. L’évolution des prix (respectivement +1 %; +6,2 % et -1,7 %) sur la même période explique peut-être ce léger recul, avec un prix au kilo aujourd’hui bien installé audessus de la barre des 3 € (3,15 € en 2009).

Chez certaines enseignes, le consommateur aime se faire plaisir, avec des produits plus onéreux et haut de gamme que la moyenne. C’est notamment le cas, sans surprise, de Monoprix. Le distributeur représente 1,5 % des volumes de desserts vendus en France, mais 2,4 % en valeur. L’écart est également important chez Champion/Carrefour Market, avec 7,8 % des volumes, mais 1,1 point de plus en valeur.

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