Qui consomme du vin bio en Europe ? [Etude]

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En amont du salon Millésime Bio - qui se tiendra du 25 au 27 janvier 2016 à Montpellier -, les organisateurs ont présenté une étude sur les consommateurs de vins bio. Réalisée par Ipsos dans quatre pays européens - la France, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni -, celle-ci révèle que 34,9% de ces Européens consomment du vin bio et que les plus grands amateurs de vins bio ne sont pas les Français comme on pourrait s’y attendre. Voici les six principaux résultats de cette étude transeuropéenne.

La défense de l'environnement est la première raison d'achat de vin bio pour la plupart des Européens interviewés pour cette étude Sudvinbio/Ipsos.
La défense de l'environnement est la première raison d'achat de vin bio pour la plupart des Européens interviewés pour cette étude Sudvinbio/Ipsos.© CIVP

1/ les Britanniques, moins fans que les Suédois

Un consommateur suédois sur deux a déjà eu l’occasion de goûter un vin bio contre un britannique sur cinq. La tendance à consommer du vin bio régulièrement ou de temps en temps varie donc indépendamment du niveau de consommation de vin dans un pays puisque les Britanniques sont proportionnellement plus nombreux que les Suédois à boire du vin.

Taux de consommation des vins bio

SUÈDE : 51,2 % (26,7 %*)

FRANCE : 35,8 % (40,4 %)

ALLEMAGNE : 31,5 % (23 %)

ROYAUME-UNI : 21 % (35,1 %)

Entre parenthèses, la part des consommateurs réguliers - au moins une fois par semaine- de vin.

2/ 50,5 % des consommateurs réguliers de vins bio sont des femmes

Partout en Europe, les hommes sont majoritaires parmi les consommateurs réguliers de vin. Mais les femmes, sauf les Françaises, sont plus nombreuses que les hommes à consommer bio. Et en France, le différentiel, s’il reste encore à l’avantage des hommes, a néanmoins tendance à se réduire en passant au bio.

3/ 23 % : le poids des moins de 35 ans parmi les consommateurs de vins bio

Partout en Europe, les seniors consomment plus de vin que les jeunes. Une différence que l’on retrouve pour la consommation de vin bio mais de façon moins marquée. Car un jeune consommateur de vin aura plus tendance à choisir du bio qu’un senior.

4/ 59,6% des consommateurs de vin bio considèrent l'environnement comme une priorité

Les motivations des consommateurs réguliers de vin bio diffèrent selon les pays. En France, c’est le critère de la défense de l’environnement qui arrive en tête quand il n’est que troisième en Allemagne et quatrième au Royaume-Uni. Peut-être est-ce dû à l’importance de la culture de la vigne en France… bien que la motivation environnementale soit aussi première en Suède. Autre information : la confirmation des enjeux liés à la santé en France et en Suède et de l’équation bio = bon en Allemagne et au Royaume-Uni.

Voici les raisons par pays :

5/ Une perception de cherté

61,1 % des consommateurs européens considèrent que le vin bio est plus cher, un chiffre qui descend à 38,6 % pour ceux qui en achètent régulièrement. D’ailleurs, quand on estime le prix du vin bio, on l’imagine d’autant plus élevé qu’on n’en consomme pas souvent. Les Français qui en achètent rarement déclarent dépenser 10,10 € pour l’acquisition d’une bouteille contre 8,30 € pour les consommateurs réguliers. En moyenne, le surcoût consenti par les acheteurs de vin bio en Europe est de 1,20 euros.

6/ Les freins à l’achat ? le prix et le manque de communication

Les consommateurs allemands et britanniques estiment que c’est d’abord l’absence d’informations sur le vin bio qui limite son essor. En France et Suède, la première raison avancée est un prix trop élevé. Ainsi, les Français estiment d’ailleurs à 73,1 % que le vin bio est plus cher, ils sont les plus nombreux en Europe à le penser.

Voici les principaux freins à l'achat :

 

La méthodologie

Ipsos a interrogé 4 015 personnes de plus de 18 ans (1000 pour l’Allemagne, 1007 pour la France, 1004 pour le Royaume-Uni et 1004 pour la Suède) constituant un échantillon représentatif des populations concernées. L’enquête a eu lieu du 7 au 21 juillet 2015, par Internet selon la méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région et catégorie d’agglomération.

Les chiffres mentionnés dans ce document portent essentiellement sur les consommateurs réguliers de vin bio, au moins une fois par semaine.

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