Qui est vraiment Georges Plassat, qui tient de nouveau la corde pour remplacer Lars Olofsson ?

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D’aucuns annonçaient le limogeage de Lars Olofsson à l’occasion de la présentation des ventes du quatrième semestre 2011 . Soit hier, jeudi 19 janvier. Le Pdg de Carrefour est toujours là. Il n’empêche : chaque jour un peu plus sur un siège éjectable, tant les résultats de Carrefour passent mal. Si bien que l’hypothèse d’un remplacement du patron de Carrefour reprend vie. Avec, de nouveau parmi les favoris, un certain Georges Plassat, annoncé « pressenti » par nos confrères du Figaro dès le mois de novembre 2011 . Si la venue du Pdg de Vivarte a été d’abord démentie, avec même d’autres voies exploitées (et notamment internes : Thierry Garnier, Eric Legros, ont notamment été évoqués parmi les successeurs possibles), elle est aujourd’hui de nouveau d’actualité, selon nos informations.

Agé de 62 ans, Georges Plassat est depuis l’an 2000 à la tête du groupe Vivarte, l’un des leaders du marché de l’équipement de la personne, avec plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010, 22.000 collaborateurs, et plus de 4.500 points de vente en France et dans le monde, via ses 24 enseignes, parmi lesquelles quelques fleurons : André, Kookai, La Halle, Naf-Naf ou Chevignon.
Loué pour sa capacité à avoir remis sur les rails un groupe alors en pleine débâcle – il ne lui aura fallu que deux petites années pour permettre à Vivarte de renouer avec les bénéfices – il est peut-être bien l’homme de la situation pour Carrefour. Le constat qu’il dressait pour LSA en 2002 sur sa méthode pour redresser Vivarte sonne en tous cas comme prémonitoire quant aux futurs besoins du numéro deux mondial de la distribution : « Je crois beaucoup à la théorie du changement, expliquait-il. Il faut changer l’état d’esprit, et la clé, c’est de redonner à la société de bonnes bases. Les salariés doivent admettre et comprendre ce qui leur arrive. »
Georges Plassat, quoi qu’il en soit, ne dépareillerait pas au sein d’un groupe qu’il connaît bien, pour y avoir été l’un des cadres dirigeants pendant deux ans : administrateur délégué de Carrefour Espagne, entre 1997 et 1999. Plus globalement, la grande distribution n’a guère de secret pour lui : il a passé quinze ans chez Casino, entré comme directeur du marketing de Casino Restauration en 1982, avant de devenir directeur général de Casino France en 1990, puis président du directoire en 1992. Le tout avant que son ascension dans le groupe Casino ne soit stoppée en 1997 suite à un désaccord avec Jean-Charles Naouri. A l’époque, Georges Plassat voyait grand pour Casino : dans une interview donnée aux Echos, il disait vouloir « construire un groupe de distribution de 200 milliards de francs. » Une sortie qui avait fortement déplu à Jean-Charles Naouri, qui avait dans la foulée réaffirmé sa « volonté de continuité de gestion. » Va-t-on bientôt revoir le duo à nouveau réuni, mais à travers deux groupes en concurrence frontale? L'affrontement ne déplairait pas, à coup sûr, à cet homme au caractère bien trempé, qui aime les défis.
Restent plusieurs obstacles à cette rumeur qui enfle : l'âge de Georges Plassat, 62 ans, pourrait être un handicap dans cette mission qui ne sera pas de tout repos. De même son tempérament fougueux pourrait lui jouer des tours face à des actionnaires de référence du groupe (Colony et Arnault) réputés pour fourrer leur nez partout.Enfin, Georges Plassat est un actionnaire important de Vivarte. Une solution devra être trouvée si jamais il doit franchir le rubicon. Dernière chose, le timing. Certains évoquent désormais une annonce dans les toutes prochaines semaines, avec la possibilité d'un duo avec Lars Olofsson, actuel PDG du numéro mondial. Juste le temps d'une passation de pouvoir en attendant la publication des résultats.2011 en mars. 
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