Rallye et les holdings de Casino proposent de rééchelonner leur dette sur 10 ans

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Les différentes holdings de Casino viennent de finaliser leur projet de plan de sauvegarde qui prévoit de rééchelonner les 3,3 milliards de passif sur 10 ans, avec 65% du remboursement la dernière année. Il doit maintenant être validé par les créanciers.

Jean Charles Naouri, président de Rallye et du groupe Casino notamment, entend desserrer l'étau de la dette avec ce plan d'apurement du passif.
Jean Charles Naouri, président de Rallye et du groupe Casino notamment, entend desserrer l'étau de la dette avec ce plan d'apurement du passif.

Les sociétés Rallye (maison mère de Casino) ainsi que Foncière Euris, Finatis et Euris ont annoncé lundi 9 décembre "avoir finalisé leurs projets de plans de sauvegarde, élaborés avec le concours des administrateurs judiciaires". L’objectif est de se donner du temps, et de l’air. Car ces différentes holdings sont endettées à hauteur de 3,3 milliards d’euros environ (dont 2,9 pour Rallye), une dette conséquente qui fragilise tout l’édifice. Pour tenter de résoudre ce problème, les différentes sociétés viennent dont de présenter leurs projets, qui visent à un apurement du passif sur 10 ans, via un rééchelonnement de la dette. Dans le détail, 100 000 euros seront remboursés en année un puis en année deux, et répartis entre les différents créanciers. De la troisième à la neuvième année, 5% de chaque créance seront remboursés, le solde, soit 65% de chaque dette, devant être remboursé la dixième et dernière année.

Une validation espérée au plus tard à fin mars

"Les projets de plans de sauvegarde prévoient l’apurement complet du passif des sociétés qui disposent de trois types de ressources : les dividendes de Casino, la cession de leurs actifs non stratégiques, et différentes options de refinancement" indique le communiqué précisant l’opération. Le groupe Rallye et les autres holdings de tête sont placés en procédure de sauvegarde depuis le mois de mai dernier. Le groupe Casino, qui détient lui les actifs (activité de distribution, magasins) et génère résultat net et dividendes, a pour sa part obtenu récemment l’extension de ses lignes de crédit pour allonger ses échéances de remboursement, et levé de nouveau financements. Dans ce montage complexe, les différentes holdings déclarent que "les projets de plans de sauvegarde des sociétés sont interdépendants et se fondent sur la chaîne de détention économique existant à ce jour. Ils prévoient la capacité des sociétés à verser des dividendes pendant la durée des plans".
En termes de calendrier -car il ne s’agit pour l’instant que de projets-, ces plans vont être proposés dans les prochains semaines aux différents créanciers des sociétés, en vue de recueillir leur acceptation ou leur refus. Ces derniers disposeront alors de 30 jours après réception pour accepter ou non ces modalités. Le groupe Rallye, Foncière Euris, Finatis et Euris ont réitéré leur objectif (déjà annoncé en septembre) d’obtenir des jugements d’arrêté des plans de sauvegarde par le Tribunal de commerce de Paris "au plus tard à la fin du premier trimestre 2020".

 

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