Raynal et Roquelaure continue de manger du Buitoni

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diversification - Après avoir repris à Nestlé l'activité raviolis de Buitoni en 2003, le spécialiste de la conserve s'est offert les sauces pour pâtes.

La reprise est toute fraîche. La cession effective date du 15 décembre et déjà, le 18 janvier, la distribution passait ses commandes de sauces Buitoni à Raynal et Roquelaure plutôt qu'à Nestlé. Une activité de 40 millions d'euros dont le suisse s'était désinvesti avant de s'en délester, laissant ses ventes s'effriter (- 15 % en 2007, pour 19 % du marché). « De notre précédente expérience de reprise, nous savons qu'il faut un an pour stabiliser les ventes », précise Norbert Glemet, directeur commercial de Raynal et Roquelaure. Car la société n'en est pas à son coup d'essai. En 2003, elle a repris l'activité plats cuisinés de Buitoni. Depuis, les raviolis Buitoni sont devenus Zapetti, une marque créée pour l'occasion. Le même procédé sera adopté sur les sauces, le temps de tester le potentiel de Zapetti sur ce segment.

Sous-traitance

Si le changement de marque rappelle l'opération de 2003 entre R et R et Nestlé, cette fois, l'entreprise n'achète pas d'outil industriel. Pour assurer son approvisionnement, R et R a un contrat de sous-traitance avec l'usine espagnole de Nestlé qui produit la gamme. Aucun commentaire n'est fait sur la durée du contrat, mais il est rare que Nestlé joue les sous-traitants longtemps... Pour devenir pérenne, l'activité devra donc être intégrée assez vite. Et si les sites de production Raynal et Roquelaure bénéficient de plans d'investissements lourds (15 ME en trois ans à Saint-Livrade), ils sont axés sur l'activité plats cuisinés appertisés. Une technologie à l'image vieillissante, mais à laquelle la société croit, puisque Norbert Glemet compte doubler son chiffre d'affaires d'ici à 2011 en développant ce segment. Via la croissance interne, mais aussi au travers d'opérations de mutualisation du négoce, telle celle engagée avec Cassagnoles dont R et R assure la commercialisation, et de croissance externe. Sachant que ces acquisitions cibleront exclusivement l'appertisé. Dommage, dans la famille Buitoni, restaient les pizzas surgelées.

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Article extrait
du magazine N° 2030

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