Raynal et Roquelaure repart à l’offensive

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Après une année 2013 difficile marquée par un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), une réorganisation industrielle, et compliquée par l’affaire du horsegate,Raynal et Roquelaure multiplie les projets pour mieux rebondir. 

Des niveaux d’investissement rarement atteints, des innovations destinées à retrouver la confiance des consommateurs, une diversification sur d’autres circuits et pays… Le challenger des plats cuisinés appertisés Raynal et Roquelaure refuse de céder à la morosité. Il faut dire que son patron, Norbert Glemet, a démarré 2014 de façon plus sereine que le début 2013. À cette époque, il enclenchait un PSE qui s’achèvera en août 2013 par le licenciement de 40 salariés sur le site de Sainte-Livrade-sur-Lot (47).

Des sites spécialisés…

La société est alors en pleine réorganisation industrielle. Objectif : spécialiser les sites pour les pérenniser. Celui de Sainte-­Livrade se consacrant aux barquettes micro-ondables et au pâté, une partie de ses équipements sont rapatriés à Capdenac (12). Ils permettront d’augmenter les capacités de l’usine, désormais dédiée aux boîtes rondes (plats français et exotiques). Quant au troisième site, à Camaret-sur-Aigues (84), il garde sa production de plats italiens. C’est alors que la Raynal et Roquelaure prend de plein fouet la crise du horsegate. L’entreprise sera pourtant l’un des rares acteurs du secteur à ne pas être impliqué dans ce scandale.

… pour une offre élargie

Dans ce contexte anxiogène, l’entreprise a mis les bouchées doubles pour retrouver de la compétitivité. « L’année a été difficile, admet Norbert Glemet. Nous avons serré les boulons, réduit le budget publicité. » Mais elle investit massivement sur l’outil industriel : 2,6 M € à Capdenac en 2013, 3,6 à Sainte- Livrade, l’objectif étant de réduire les coûts de 5% au global. Et de recruter des consommateurs avec des offres plus adaptées. Sur le segment des plats cuisinés italiens, sa marque Zapetti s’enrichira en avril de nouvelles recettes de pâtes prêtes en dix minutes à customiser pour répondre au besoin de personnalisation des consommateurs. Dans les plats cuisinés français, Raynal et Roquelaure annonce de nouveaux formats, de nouvelles références et des packagings améliorés dans le segment des sauces pour pâtes.

La société compte aussi se diversifier à l’export. « Cela représente 9% de nos ventes, un chiffre que nous souhaitons doubler, prévient Norbert Glemet. Déjà très présents en Belgique et dans les Dom-Tom, nous adaptons nos recettes pour répondre aux spécificités des marchés allemand et anglais où nous nous sommes positionnés sur des appels d’offres de distributeurs. »

Autre axe de diversification, la restauration hors domicile via la marque Zapetti en adaptant les recettes et les conditionnements. Grâce à sa recapitalisation fin 2013, la société qui vise les 141 M€ de CA en 2014 est aussi prête pour la croissance externe. Candidate à la reprise de la société Le Cabanon (sauces tomate en bocal), Raynal et Roquelaure en conserve encore sous le pied.

130 millions d’euros

Le chiffre d’affaires en 2013, dont 65% réalisés avec les marques nationales

67 800 t

produites

527

salariés
Source : Raynal et Roquelaure

Les pistes de relance

1. L’innovation en GMS soutenue dans les médias et en points de vente : nouveaux usages avec des pâtes « à cuisiner » au rayon des plats appertisés, nouvelles recettes dans les barquettes micro-ondables, nouveaux formats dans les plats cuisinés supérieurs, des produits du monde certifiés AVS garantissant la conformité des produits halal.
2. Le développement de l’export en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne).
3. La diversification dans la RHD avec des conditionnements plus fonctionnels (sachets souples).

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Article extrait
du magazine N° 2313

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