Rebirth, le jean Bonobo qui renaît de son fil

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L’enseigne présentera en septembre, dans ses 360 boutiques, sa gamme Rebirth. Une collection de plus ? Surtout pas. Celle-là a été créée à partir de jeans recyclés.

Une idée dans l’air du temps, mais qui s’est avérée difficile à mener à bien : « Deux ans de travail pour aboutir à Rebirth », avance Xavier Prudhomme, directeur général de Bonobo. Mais cette persévérance en valait la peine : on n’a pas, au toucher, l’impression d’avoir entre les mains un « sous-jean ». Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir été confronté à des difficultés techniques : il est ainsi, pour l’heure, impossible d’ajouter de l’élasthanne dans le processus de fabrication.

Or, sans cette fibre, utilisée pour ses vertus d’élasticité, pas de jean slim par exemple.

De même, pour la bonne tenue de cette gamme Rebirth, Bonobo a mêlé fibres de coton et d’autres de polyester recyclées, à 50/50, quand, très souvent, un jean frise avec le 100% coton. Qu’importe, en vérité, car le rendu est franchement de bonne qualité, et Bonobo réussit à tenir les prix : le jean femme coûtera 59 € et son pendant masculin sera à 69€.

Une sacrée gageure au vu des multiples interventions dans la filière : depuis les opérations de tri, effectuées par les équipes Le Relais, à Mazamet, près de Castres, jusqu’à celles des Filatures du Parc, à Brassac, dans le Tarn, qui transforment les jeans récoltés en fibres puis en fils, avant d’envoyer le tout dans les usines de production au Maghreb.

Les chiffres

  • 59€ : le prix du jean femme, et 69€ pourle pendant masculin
  • 10 à 15 : le nombre de pièces, en édition limitée, proposéesà la vente dans chacune des 360 boutiques Bonobo en France

Source : Beaumanoir

Six modèles

Commercialisée dès septembre, Rebirth compte six modèles : quatre jeanset deux vestes Teddy, pour les femmes et pour les hommes.

Une chaîne complexe

Si l’argument écolo est évident, la technique est complexe. Le jean trié doit être remis à son étatde fibres, qui doivent ensuite être transformées en fils pour, enfin, passer en production et redonner un nouveau vêtement en denim.

Du polyester, maispas d’élasthanne

Cette gamme Rebirth est conçue à 50/50 entre coton et polyester recyclés. Il est en revanche pour l’heure impossible d’y inclurede l’élasthanne, fibre utilisée pour ses vertus d’élasticité. En clair : pas de jean slim possible.

Un partenariat avec Le Relais

Installé partouten France, avec 25 centres, Le Relais, émanation d’Emmaüs, organise la collecte de vêtements et chaussures – plus de 110 000 tonnes par an –, qui sont triés sur le volet, réutilisés (60%) ou envoyés dans des filièresde recyclage (40%). Le tout en employant 1 800 personnes, suivant le principe d’une économie solidaire.

 

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Article extrait
du magazine N° 2373

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