Regain d’optimisme chez les e-commerçants en 2015 [Baromètre exclusif]

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Après une année 2014 marquée par des doutes sur la rentabilité, les e-commerçants interrogés par la Fevad pour LSA semblent de nouveau très optimistes, notamment grâce à l'essor des marketplaces et à l’émergence de nouveaux relais de croissance dans le m-commerce et à l'international.  

Les e-commerçants retrouvent confiance après une année 2014 marquée par les incertitudes.
Les e-commerçants retrouvent confiance après une année 2014 marquée par les incertitudes.© tashka2000 - Fotolia.com

Une exception dans la morosité ambiante. Alors que la plupart des décideurs sont fébriles lorsqu’on évoque l’avenir, les e-commerçants  eux constituent une caste à part, sorte de dernier bastion d’optimisme en France. C’est ce qui ressort du denier baromètre sur le moral des e-commerçants de la Fevad en exclusivité pour LSA. Et ce moral s’améliore même par rapport à l’année dernière. Après une année 2014 où les vendeurs en ligne commençaient à émettre des doutes (notamment en raison d’une rentabilité défaillante), cette année les quelques nuages semblent s’être dissipés.
"2014 était une année charnière pour les e-commerçants avec quelques incertitudes, confirme Marc Lolivier, le délégué général de la Fevad. On voit cette année que les choses se précisent avec d’un côté des retailers multicanal qui se focalisent sur les marchés de masse et des pure players du e-commerce qui occupent des marchés de niche et des ventes événementielles." Bref, les uns n’ont plus peur des autres et tout le monde commence à comprendre qu’il y aura de la place pour tout le monde. D’abord parce que la croissance reste soutenue (+9% en 2015 anticipé en 2015 par la Fevad) ensuite parce que l’acte d’achat se banalise sur Internet. Un marqueur en est le paradoxal symbole : celui de la chute du panier moyen (81 euros en 2014 en baisse de 4%). Ce recul (accompagné d’une forte hausse de la fréquence d’achats) traduit une banalisation de l’achat en ligne. Piles, couches culottes, stylos ou chargeur de smartphone, tout s’achète désormais sur le web.

E-commerce  : des pistes pour la rentabilité

Mais si personne ne remet en cause la montée en puissance du e-commerce, la rentabilité reste le gros point noir du secteur. Et le numéro 1 mondial du secteur Amazon n’a pas rassuré avec ses résultats en 2014. Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 20%, l’Américain a terminé l’année lesté par une perte de 241 millions de dollars, soit son plus mauvais résultat depuis 2001… Mais sur ce point, les doutes aussi commencent à se lever. Ainsi 62% des gros e-commerçants (plus de 10 M€ de CA) anticipent une amélioration de leur marge nette cette année. Cela ne veut pas dire qu’ils seront tous rentables mais qu’au pire ils perdront moins que l’année dernière. "Il y a plusieurs explications à cela, avance Marc Lolivier. D’abord la montée en puissance des marketplaces qui permet de générer de la croissance à moindre coût et l’émergence de relais de croissance dans le m-commerce et à l’international."
Pour les e-commerçants, la philosophie reste la même : avec la croissance du chiffre d’affaires, la rentabilité viendra.

L'international, une priorité pour les e-commerçants

Et cette croissance, les sites français vont de plus en plus la chercher à l’international. Et ce tant les pure players que les retailers. Ainsi plus de 86% des retailers et même 88% des pure players sont persuadés que leurs ventes vont augmenter à l’international. Les cibles privilégiées des frenchies du web en 2015 ? L’Europe de l’Est, l’Espagne mais aussi le continent américain. Un e-commerce hexagonal conquérant et toujours très actif sur le front de l’emploi. 48% des entreprises du e-commerce pensent ainsi qu’elles vont augmenter leurs effectifs au cours de l’année. Mais ce sera au final peut-être davantage. "En 2014, les recrutements effectifs ont été supérieurs de +15% par rapport aux intentions", note Marc Lolivier. Le nombre d’embauche a crû de 10% en 2014 dans le secteur. Désormais, 100 000 personnes travaillent dans le e-commerce en France. Une exception le e-commerce on vous dit…

Les enseignements clés de l'étude Fevad/LSA sur le Moral des e-commerçants

 

 

 


 

 

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