Régis Schultz redonne du punch à But

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Dossier CATÉGORIE distributeur non alimentaire En l’espace de quatre ans, il a relancé But. De groupe assoupi, le numéro trois du meuble est passé au statut d’enseigne dynamique, qui entame désormais sa mue vers un réseau multiformat.

Al’écouter, son parcours n’a rien de sorcier. « Il faut avoir de la chance. Être là au bon moment, au bon endroit », estime Régis Schultz quand il évoque son ascension dans la grande distribution, qui l’a amené en 2008, à 40 ans, à la tête de But. Le travail ? « Oui, le travail, mais tout le monde peut travailler beaucoup. La vraie difficulté, c’est de s’adapter vite et de faire la différence rapidement. Plus tu montes, moins on te laisse de temps pour être mauvais », résume-t-il.

Avant d’accéder au poste de dirigeant, j’ai eu la chance de passer par la France, la Suisse, la Belgique, l’Angleterre, et à peu près tous les postes en tant que “N-1” : marketing, industrie, holding, fonctions support, commerciales…

Régis Schultz, PDG de But

 

Un style bien personnel, proche du client

En quatre ans, Régis Schultz s’est illustré en redressant But, qui n’a cessé de prendre des parts de marché depuis, mais aussi grâce à un style bien à lui. Il suffit de visiter un magasin avec lui pour comprendre. Dès qu’il le peut, le patron de But s’occupe volontiers d’un client, pour un renseignement, voire une vente. Son « dress code » ? À vrai dire, il n’en a pas – il troque la cravate contre un jean la plupart du temps –, à un détail près : ses chemises. Elles arborent toujours le logo But. Un style de distributeur à l’ancienne, proche du client, jamais loin du terrain, qui est en voie de disparition chez les dirigeants de sa génération, plus à l’aise en costume. Cette apparente décontraction, il la doit en partie à son expérience du monde des affaires en Grande-Bretagne, où il a travaillé de 2004 à 2008, notamment comme directeur commercial de B & Q. Qu’importe les manières tant que l’on obtient des résultats...

 

Immergé depuis l’enfance dans l’univers du commerce

Surtout, Régis Schultz a grandi dans une boutique. « Je suis né dans un magasin, plaisante-t-il. Ma mère tenait une franchise la Vie claire à Colmar, dans le Haut-Rhin. Je donnais souvent un coup de main. Après, les choses ont changé. Elle a fait dans le bas de contention et la prothèse mammaire. J’étais plus à l’aise avec ses livres de compte! » Tout cela dès son plus jeune âge, puisque la famille Schultz quitte l’Alsace alors que Régis n’a que 14 ans. Direction Cergy- Pontoise, où son père, oenologue, a décroché un nouvel emploi. À Paris, Régwis Schultz se lance après bac dans un cursus à Dauphine, d’où il ressort avec un DESS finance en 1992. Pernod- Ricard en 1993, Kingfisher en 2000, puis la Grande-Bretagne et But. « Avant d’accéder au poste de dirigeant, j’ai eu la chance de passer par la France, la Suisse, la Belgique, l’Angleterre, et à peu près tous les postes en tant que “N- 1 ” : marketing, industrie, holding, fonctions support, commerciales… », résume-t-il. La chance, cela se travaille avec le temps.

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