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Relais Colis muscle sa logistique

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Face à la montée des flux de marchandises à traiter, Relais Colis a validé en 2016 un plan d’investissement sur 5 ans pour se doter de nouveaux outils logistiques. Les premiers résultats concrets arrivent avec l’inauguration sur Combs-la-Ville du premier centre de tri mécanisé et la mise place d’un partenariat avec la RATP.

Relais Colis
Relais Colis© Vincent Colin

L’explosion du e-commerce se traduit par une montée des volumes à gérer. Et si près de 80% des colis restent aujourd’hui encore adressés au domicile du consommateur dixit la Poste, la livraison en point relais enregistre une croissance très forte. Devant la hausse des flux, Relais Colis a initié un plan de transformation en 2014, qu’il a formalisé en 2015 puis financé en 2016 avec l’arrivée de DHL au capital. Les investissements se concentrent sur la rénovation des infrastructures et des outils informatiques.

Parmi les premières réalisations, Relais Colis vient d’inaugurer son premier entrepôt mécanisé sur Combs-la-Ville (77) qui dessert la région parisienne. L’ancien site, situé à Servons (77), avait une capacité limitée à 50 000 colis par jour et le traitement manuel entrainait des délais de gestion relativement longs.  Le nouveau site a bénéficié d’un investissement de 10 millions d’euros, entre la mécanisation et l’immobilier. Relais Colis s’est offert une machine capable de gérer 14 000 colis à l’heure générant un gain de 2 à 3 heures par rapport au tri manuel.

L’organisation du tri change également. Au lieu de répartir les colis sur les 25 dépôts régionaux, ils sont désormais classés par tournée de livraison. « Nous gagnons encore 2 à 3 heures, précise Jean-Sébastien Léridon, directeur général de Relais Colis. In fine, nous pouvons gérer des commandes jusqu’à 20 heures – 21 heures pour une livraison le lendemain, contre 14 h-15h avant. C’est un gain précieux car les gens veulent être livrés de plus en plus vite et il y a une surenchère des e-commerçants entre eux. »

Relais Colis prévoit deux transferts de site au total. L’entrepôt de Sevrons a donc fermé au profit de Combs-la-Ville. Celui de Roubaix cessera son activité d’ici la fin de l’année, et début 2018, un nouveau site mécanisé s’ouvrira sur Lyon pour desservir le sud de la France. Le troisième site de Bordeaux reste à l’identique, il sert avant tout pour Cdiscount.

Des consignes avec la RATP

Le renforcement des outils logistiques s’accompagne également d’un travail sur les points de contact avec le grand public. Jean-Sébastien Léridon estime qu’il faut entre 4000 à 8000 relais pour absorber la croissance des flux. « Nous avons développé des partenariats avec le commerce de proximité et depuis deux ans avec la grande distribution comme Carrefour ou Fnac-Darty, détaille le directeur général. Et nous disposons aussi d’une cinquantaine de consignes quand nous ne trouvons pas de commerces dans une zone. Mais cela ne suffit pas. Et dès aujourd’hui il faut penser au relais de demain. »

Le partenariat avec la RATP suit cette logique d’anticipation de l’avenir. Plus exactement, Relais Colis s’implante dans deux gares routières, « où il y a beaucoup de trafic et dont la livraison du point est facile », commente Jean-Sébastien Léridon. À Neuilly-Plaisance et à Bobigny Pablo Picasso nous avons investi deux anciennes bornes d’accueil de bus, avec un accueil de 7h30 à 20h. Il s’agit d’un test que nous pourrons étendre si les consommateurs plébiscitent le service. »

 

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