Rentrée compliquée pour Moulinex-Brandt

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Sur fond de difficultés financières, la direction confirme la fermeture des sites Moulinex d'Alençon et Cormelles-le-Royal, de l'usine Brandt de Lesquin.

Au lendemain du comité central d'entreprise du 23 août, l'équipe de nuit de l'usine de Cormelles-le-Royal a déversé des fours à micro-ondes devant la préfecture du Calvados pour protester contre l'arrêt de cette usine et la fermeture du site historique d'Alençon, qui se soldera par près de 1 700 suppressions d'emplois en Normandie. La direction prévoit au total de réduire ses effectifs de 4 000 salariés d'ici à 2003. Au nom de l'intersyndicale, Thierry Le Paon, délégué CGT, a déclaré : « Notre principal reproche, c'est que ce plan n'est pas en mesure de résoudre les difficultés de l'entreprise. » En juillet, le groupe avait fait l'objet de rumeurs de dépôt de bilan. Son endettement atteignait 766 M EUR début mai et ses pertes étaient alors estimées à 130 M EUR. Sachant que le déficit s'aggraverait de quelque 460 000 EUR par jour, Moulinex-Brandt envisagerait une prochaine augmentation de capital de 91,5 M EUR financée par la famille Nocivelli, actionnaire majoritaire (45 M EUR), un apport immobilier (22,8 M EUR) tandis que le solde (22,8 M EUR) sera recherché en bourse. Vu l'ampleur des difficultés financières du groupe - et même si la mobilisation des salariés Moulinex a toujours été faible au regard des plans de restructuration successifs - la CGT pourrait faire de Moulinex l'un des symboles de la rentrée sociale. D'autant que Patrick Puy, PDG, absent au dernier CCE, a refusé d'examiner le contre-projet élaboré par les syndicats avec le cabinet Secafi qui limite à 400 les suppressions d'emplois.

Au lendemain du comité central d'entreprise du 23 août, l'équipe de nuit de l'usine de Cormelles-le-Royal a déversé des fours à micro-ondes devant la préfecture du Calvados pour protester contre l'arrêt de cette usine et la fermeture du site historique d'Alençon, qui se soldera par près de 1 700 suppressions d'emplois en Normandie. La direction prévoit au total de réduire ses effectifs de 4 000 salariés d'ici à 2003. Au nom de l'intersyndicale, Thierry Le Paon, délégué CGT, a déclaré : « Notre principal reproche, c'est que ce plan n'est pas en mesure de résoudre les difficultés de l'entreprise. » En juillet, le groupe avait fait l'objet de rumeurs de dépôt de bilan. Son endettement atteignait 766 M EUR début mai et ses pertes étaient alors estimées à 130 M EUR. Sachant que le déficit s'aggraverait de quelque 460 000 EUR par jour, Moulinex-Brandt envisagerait une prochaine augmentation de capital de 91,5 M EUR financée par la famille Nocivelli, actionnaire majoritaire (45 M EUR), un apport immobilier (22,8 M EUR) tandis que le solde (22,8 M EUR) sera recherché en bourse. Vu l'ampleur des difficultés financières du groupe - et même si la mobilisation des salariés Moulinex a toujours été faible au regard des plans de restructuration successifs - la CGT pourrait faire de Moulinex l'un des symboles de la rentrée sociale. D'autant que Patrick Puy, PDG, absent au dernier CCE, a refusé d'examiner le contre-projet élaboré par les syndicats avec le cabinet Secafi qui limite à 400 les suppressions d'emplois.
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Article extrait
du magazine N° 1734

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