Repetto sur demi-pointe

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La marque d'articles de danse espère renouer avec les bénéfices en 2002 grâce à un nouveau positionnement.

Reprise en 1999 par Jean-Marc Gaucher, ancien numéro un de Reebok en France, avec l'appui du fonds d'investissement 3i, Repetto renaît, après deux ans de restructuration. Son usine de Exideuil (24) a réduit ses effectifs de moitié, pour se consacrer aux pointes, costumes de scène et chaussures en cousu retourné. Le reste de l'activité, textile et chaussures de ville, est désormais sous-traité. Des sept marques de son portefeuille, seuls deux fleurons ont été conservés : Repetto et Gamba, spécialisées dans les chaussures pour danseurs professionnels. Cette dernière est rentable depuis 2000. Repetto devrait suivre, espère Jean-Marc Gauchet. Cet homme de marketing s'emploie à « redonner une âme » à Repetto fondée après-guerre par Rose Repetto, la mère de Roland Petit. Sans s'écarter de son coeur de métier - les tutus sont toujours là -, la marque veut profiter des phénomènes de détournement d'articles de sport. « Le marché de la danse va aller vers celui de l'habillement bien-être, tout comme le marché du sport a basculé vers la rue », prévoit Jean-Marc Gaucher. Premier chantier de Repetto : la chaussure de ville. Pour l'été 2002, la marque signe des ballerines et des mules dessinées par Olivier Jault et des modèles sportswear (entre 100 et 150 EUR). Par ailleurs, pour la deuxième fois, Repetto griffera une ligne vendue dans les boutiques du créateur japonais Issey Miyake. Une modernisation qui concerne aussi son activité textile. Positionnées sur le milieu-haut de gamme, ses tenues sont destinées à la pratique de toutes les disciplines : de la salsa au hip-hop, en passant par le taïchi et le yoga. La nouvelle collection sera en magasins à l'automne 2002. Repetto revoit aussi sa distribution. Référencée dans les enseignes de sport et les grands magasins, la marque continuera à y implanter des corners : en novembre, elle s'installe chez Courir à Boulogne-Billancourt. Jean-Marc Gauchet veut aussi redévelopper le réseau à l'enseigne (6 succursales aujourd'hui) en France et à l'étranger. Le tout après avoir rénové, en 2002, la boutique historique de la rue Royale à Paris.
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Article extrait
du magazine N° 1742

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