Reportage en Norvège, centre des produits de la mer

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DossierDIAPORAMA Saumons fumés, coquilles Saint Jacques, ,… sur les tables de fin d’année, les produits frais norvégiens auront sans aucun doute une place de choix. Mais comment ces produits sont-ils élevés ? Nourris ? Pêchés ?

Pour le savoir, LSA s’est rendu sur la petite île de Lovund située tout près du cercle polaire, dans le comté de Nordland (photo 1) en Norvège. Avec seulement 400 âmes sur ce « caillou » de 5 km carrés, l’île regorge toutefois des produits phares qui symbolisent l’une des forces économiques de la Norvège (troisième secteur exportateur après le pétrole et le gaz)

Le saumon, poisson roi de Norvège

Le saumon représente 40 % des exportations de la Norvège, qui en a produit 1 million de tonnes en 2011. Le long de la longue côte du pays, la mer est parsemée de cercles noirs (photo 2), leurs filets renferment les saumons d’élevage.

Les oeufs de saumon sont d’abord confinés jusqu’à leur éclosion, vers cinq semaines. Les alevins débutent leur développement jusqu’à 50 semaines environ en eaux douces. Une fois vaccinée, ils peuvent ensuite aller dans le grand bain : l’Atlantique (photo 3). Les poissons sont ensuite transportés dans une usine d’abattage à 140 semaines environ, ils sont vidés et entreposés dans un camion, pour gagner la France, entre autres clients.

13 camions par jour partent ainsi de Nova Sea, entreprise implantée sur l’île de Lovund. En France, les industriels sont nombreux à s’être emparés du saumon de Norvège. Parmi eux, le groupe Labeyrie Fine Foods fument et aromatisent ces poissons, stars du rayon saurisserie au moment des fêtes.

D'autres filières montent en puissance

Si le saumon reste le plus gros poste à l’export, d’autres filières émergent, à l’instar du cabillaud. Les poissons blancs ont d’ailleurs connu une nette progression avec un record d’exportations de près de 100 millions d’€ en 2011. Le flétan connait une production de moindre envergure avec 4 741 tonnes en 2011 (2 767 tonnes à l’élevage, 1 974 tonnes de pêche)

Ici, au large de l’île de Donna, près de Lovund, (photo 5) l’aquaculture du flétan est une activité récente. Le poisson est élevé dans des cages à étages, l’élevage dure en moyenne cinq ans (photo 7 ).

Autre produit festif, dont la production est encore marginale, la coquille Saint jacques est aussi une fierté norvégienne. L’ensemble de la catégorie des coquillages a représenté 745 tonnes en 2011, dont 593 tonnes exportées. Güran Olsson, chef d’entreprise et plongeur aux environs de Lovund, explique que « La pêche est possible toute l’année mais le coquillage est meilleur à la mi-décembre à cause de la température de l’eau à cette époque de l’année. » Ramasser les coquilles se fait encore manuellement. Elles sont ensuite acheminées jusqu'au « rorbu » cabane de pêcheurs qui désigne par extension l’endroit où l’on vient déposer sa pêche (photo 8 ), avant que celle ne soit redistribuée (export, restauration, etc.).

Pourquoi ces coquilles sont-elles si grosses (voir photo 9 )? « Car les fonds marins sont très riches, et qu’on leur laisse plus de temps pour grandir », explique le Norvégien. Pour cette même raison, oursins et les bigorneaux restent en mer : « Pas besoin de traiter ces produits, sourit Espen Klævik-Pettersen, chef de projet France du centre des produits de la mer de Norvège, nos réserves de poissons sont assez grandes ».

 

                                                                                                                                                           Julie Delvallée, à Lovund (Norvège)

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