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Reprise de FagorBrandt : stop ou encore ?

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Le suspens n'en finit plus de durer pour les 1800 salariés de FagorBrandt, en redressement judiciaire depuis novembre dernier. Le tribunal de commerce de Nanterre doit - normalement - examiner ce jeudi 27 février les différents dossiers de reprise. Mais un nouveau report devrait être à nouveau demandé. En cause, la question de la reprise du portefeuille de marques du groupe.

Usine FagorBrandt d'Orléans

Nouvel épisode à la sage FagorBrandt. Placée en redressement judiciaire depuis le 7 novembre dernier, la filiale française du groupe espagnol Fagor doit – normalement – connaître la décision du tribunal de commerce de Nanterre ce jeudi 27 février. Mais un nouveau report devrait être demandé, le temps de régler l’épineux problème des marques (Brandt, Fagor, De Dietrich, Sauter, Vedette…) détenues par une filiale irlandaise de la maison-mère. Un véritable casse-tête pour les éventuels repreneurs, en particulier pour le conglomérat algérien Cevital qui a proposé le dossier de reprise le plus complet, avec notamment la sauvegarde de 1200 emplois sur les 1800 salariés que compte FagorBrandt ainsi que des usines d’Orléans et de Vendôme (Centre). Las, sans accord concernant les marques, Cevital se verrait avec de nouvelles usines… mais sans l’atout des marques pour vendre leur production.

Quatre offres déposées
Outre Cevital, trois autres offres ont été déposées le 25 février dernier. Si Variance Technologies propose toujours la reprise des usines de Vendée (à La Roche-sur-Yon et Aizenay), son offre sauverait finalement moins d’emploi que les quelque 200 postes initialement annoncés, selon des sources syndicales. Une autre offre ne concernerait qu’une petite filiale commerciale tandis que la dernière  émanant de Michel Caillon, un manageur spécialisé dans la reconversion de sites industriels, viserait à reconvertir l’usine d’Aizenay en site de déconstruction de vieilles voitures.

Problème de trésorerie ?
Si, comme pressenti, un nouveau report de la décision de tribunal est accepté, la question de la trésorerie vient à se poser. Deux scénarios sont possibles : si le tribunal estime que le groupe a suffisamment de liquidités, il devrait accepter d’accorder un nouveau délai. Sinon, des syndicats anticipent déjà la possibilité d’un placement de l’entreprise en liquidation avec poursuite de l’activité. En attendant le prochain épisode…

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