Responsabilité environnementale

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Sandrine Mercier, directrice du développement durable chez Carrefour et Élodie Parre Moukelezint, resp. du développement durable chez LU (Mondelez)
Sandrine Mercier, directrice du développement durable chez Carrefour et Élodie Parre Moukelezint, resp. du développement durable chez LU (Mondelez)

Distributeur : Carrefour se mobilise contre le gaspillage

Lutter contre le gaspillage alimentaire quand on est un distributeur, l’idée semble logique. Carrefour a développé un plan depuis 2012 afin de sensibiliser ses équipes et ses clients. Pour optimiser son offre, le groupe de Georges Plassat a mis en place des solutions innovantes : des produits à marque Carrefour, comme les yaourts, ont bénéficié d’un allongement de leur date limite de consommation (DLC). Des dates limites d’utilisation optimale (DLUO) ont été aussi allongées, voire, à l’inverse, supprimées sur certaines références (sel, sucre, vinaigre…). En parallèle, un cadencier a été mis en place dans les rayons frais traditionnels pour identifier plus rapidement les produits en fin de vie. Les équipes sur les points de vente reçoivent les bons conseils de la part de « coachs antigaspi » qui sillonnent les magasins. Les produits périmés sont en partie transformés en compost et servent de matières premières au biométhane des camions du groupe. Un cercle vertueux qui a permis, entre autres, de réduire la casse de 10% au niveau national.

Industriel : Mondelez développe une agriculture respectueuse

Le petit-beurre LU monte en gamme ! Deux cents salariés de la marque détenue par le géant de l’alimentaire Mondelez ont eu l’idée de remonter toute la filière pour obtenir un blé plus respectueux de l’environnement. Leur recette pour y parvenir : sensibiliser les professionnels du monde agricole. Le programme LU Harmony établit un cahier des charges de bonnes pratiques agricoles soumis aux fournisseurs de blé pour l’ensemble des gâteaux de LU (Prince, Paille d’Or, Lulu l’ourson, etc.). Plus de 1 700 agriculteurs adhèrent aujourd’hui à cette démarche plus respectueuse de l’environnement initiée en 2008, et 22% de pesticides seraient ôtés de ces cultures. Depuis, les équipes de Mondelez en ont fait un argument marketing visible sur le packaging, en publicité et sur le Salon international de l’agriculture, notamment. Dernier volet de ce vaste plan, une campagne virale sur internet a tourné en ce début d’année, avec trois vidéos humoristiques. Le programme est connu par 30% des consommateurs; les ventes de ces biscuits ont été quant à elles en hausse de 1% en 2014, selon Mondelez. 

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Article extrait
du magazine N° 2383

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