Responsabilité sociétale des entreprises

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Gérard Lebaudy, président de La Biscuiterie de l’Abbaye et Gérard Martinod, directeur commercial de Phenix, Baptiste Corval,
cofondateur, et Nicolas Piffeteau, chef de projet junior
Gérard Lebaudy, président de La Biscuiterie de l’Abbaye et Gérard Martinod, directeur commercial de Phenix, Baptiste Corval, cofondateur, et Nicolas Piffeteau, chef de projet junior

PME : la Biscuiterie de l’Abbaye à fond dans le durable

La petite entreprise a fait les choses en grand. En 2003, elle signe le pacte de l’ONU et se lance dans une politique RSE structurante pour respecter au mieux l’environnement. Cela passe par l’activation de différents leviers : des cellules d’amélioration continue sont créées en interne et mobilisent un quart des salariés, soit environ 50 personnes. Les fournisseurs sont sensibilisés à l’écoconception, les matières premières nécessaires aux biscuits proviennent d’ailleurs à 70% du Grand Ouest ; 80% des emballages sont recyclables et constitués de matériaux recyclés. Cet effort est devenu un argument marketing pour les consommateurs. En plus, de nombreuses mesures ont été prises pour réduire la consommation d’énergie et d’eau et favoriser de bonnes pratiques agricoles. Enfin, un plan solidarité aide des agriculteurs malgaches pour échanger sur de bonnes pratiques respectueuses de l’environnement. Une politique RSE appréciée par les salariés : 85% adhèrent en effet à la démarche.

 
Phenix se bat contre le gaspillage en GMS

Sa cible : la grande distribution. Son combat : éviter le gaspillage dans ces lieux. Son mode d’action : accompagner les entreprises pour une meilleure gestion des produits en fin de vie. L’entreprise, cofondée par Jean Moreau, ex-professeur de finance, et Baptiste Corval, est née en mars 2014. Sur le même créneau que des sociétés comme Zéro gâchis, elle signe son premier contrat avec le distributeur Auchan. Phenix diversifie ses compétences, elle aide par exemple à mettre en place une politique RSE plus poussée, elle gère avec les associations et les banques alimentaires la redistribution des denrées alimentaires en fin de vie, pallie les éventuelles erreurs de commande ou encore les excédents liés à la saisonnalité (les chocolats à Pâques par exemple). Pour les distributeurs, il s’agit aussi de réduire les coûts liés à la destruction des denrées et d’optimiser le potentiel de défiscalisation lié aux dons de produits. « C’est un modèle “win-win-win” », résume Jean Moreau. La SAS a traité plus de 400 tonnes de produits depuis sa création, soit 700 000 repas. 

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