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Restons optimistes...

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L'automne n'est guère propice à la sérénité des fabricants de boissons. L'an dernier, il avait déjà été le moment de longs débats sur les taxes sodas et autres hausses des droits d'accise sur les spiritueux. Rebelote, cette année, cette fois-ci pour les bières, qui voient leurs droits d'accise augmenter de 160%, soit 7,2 € l'hectolitre par degré d'alcool. La profession n'a pourtant pas ménagé sa peine pour aller expliquer aux politiques les probables conséquences néfastes de cette décision sur les ventes en CHR et dans la grande distribution. Elle a également développé les risques liés à ce mauvais coup porté à la compétitivité et à la capacité d'investissement de nombre d'entreprises de taille moyenne du secteur ; sans parler de la baisse d'attractivité du marché hexagonal pour les acteurs étrangers...

Guillaume Garrot, ministre en charge de l'Agro-alimentaire, Stéphane le Foll, ministre de l'Agriculture, le cabinet de Jean-Marc Ayrault, les conseillers économiques de François Hollande, sans oublier les sénateurs, les députés des circonscriptions brassicoles... Tous ont été visités. Quelques célébrités (François Berléand et Édouard Baer, notamment, dans une tribune publiée par le Monde et dans une lettre adressée au président de la République) sont également montées aux créneaux.

Malgré la sinistrose ambiante, les boissons, sucrées ou non, alcoolisées ou pas, restent des produits qui offrent du plaisir.

Une mobilisation d'un niveau rarement atteint pour une cause autre qu'humanitaire. Une bonne partie du grand public sait au moins désormais que le prix de la petite mousse aura une poussée de fièvre le 1er janvier prochain... Pendant un temps, certains crurent même que cette « campagne de sensibilisation » avait partiellement atteint ses objectifs. Les sénateurs avaient certes voté la hausse, mais de « seulement » 120%. Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, et Marisol Touraine, ministre de la Santé, étaient en quelque sorte priés de mettre un peu d'eau dans leur bière. Las, les députés ont eu le dernier mot, et la hausse de la taxe bière sera bien de 160%. Restons optimistes, espérons simplement qu'Arnaud Montebourg, notre ministre du Redressement productif, n'aura pas à se rendre, d'ici à quelques semaines, au chevet d'une brasserie en difficulté...

À force de taxer les boissons les unes après les autres, la France grimpe haut dans le tableau des pays européens qui taxent le plus leurs boissons (lire page 6). Ce qui n'empêche toutefois pas les acteurs des boissons de continuer à faire rêver les consommateurs : Red Bull nous a captivé avec l'hallucinante virée dans la stratosphère de Félix Baumgartner (page 28) ; les Brasseries Kronenbourg, via Pression Live, continuent de cajoler les amateurs de rock (page 40), et Orangina-Schweppes d'offrir des cadeaux à ses consommateurs et même un voyage à Las Vegas. Restons optimistes : malgré la sinistrose ambiante, les boissons, sucrées ou non, alcoolisées ou pas, restent des produits qui offrent du plaisir. Une valeur essentielle sur laquelle ce hors série insiste... sans modération.

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Article extrait
du magazine N° 2HSB2012

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