[Retail] Qui est Stimshop, la start-up qui vient de lever 700 000 euros ?

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Créée en 2013, Stimshop vient de lever 700.000 euros. Mais en quoi se différencie cette start-up qui propose des solutions de géolocalisation en magasin et de suivi des clients ? LSA les a interrogés.

L'application ucheck.in développée par Stimshop, incite les clients à regarder leur application en entrant en magasin.
L'application ucheck.in développée par Stimshop, incite les clients à regarder leur application en entrant en magasin. © Stimshop

Stimshop tire son nom d’un objectif simple : stimuler l’activité en magasin. Créée en 2013 par trois anciens élèves de l’EDHEC et une de leurs connaissances, la start-up parisienne vient de lever 700 000 euros, "pour pouvoir recruter un ou deux commerciaux et un ou deux personnels techniques" comme l’explique son co-fondateur, Thibaud Fayard. Spécialisée dans les solutions proposées en magasin, Stimshop entend pouvoir répondre à plus de demandes, présenter un produit mieux packagé et se rapprocher des réseaux qui vendent aux acteurs du retail, grâce à ces fonds levés auprès des Femmes Business Angels, de Rugby Angels, et du groupe international Altavia. Sous la direction de Thibaud Fayard, et de son président et co-fondateur Dominique Palacci, Stimshop va axer son offre sur la commercialisation de sa gestion de file d’attente, le marketing de proximité, mais aussi l’accessibilité aux informations en magasin pour les personnes souffrant de handicap, qu’elles soient malvoyantes ou malentendantes. Alors, qu’est-ce qui a séduit ces investisseurs ? Pourquoi Stimshop fait la différence ?

Des solutions simples et efficaces

Les quatre fondateurs de Stimshop sont partis d’un constat simple : il serait pertinent de réussir à faire ce qu’on trouve sur le web en enseigne physique, "on récupère de l’information partout sauf en magasin, il faut réussir à boucher ce trou", indique Thibaud Fayard. Dès le début, Stimshop travaille avec l'ultrason, dans un premier temps, la jeune pousse met en place des solutions complètes utilisables par les enseignes et les outils CRM cross-canal, mais aussi des solutions pour stimuler la visite en magasin grâce à des loteries ludiques. "Un an plus tard, on s’est rendu compte que personne ne travaillait sur l’ultrason comme nous, dans le retail, alors que la solution est facile, fiable, et a du sens dans ce secteur" poursuit ce spécialiste du cross-canal. En passant par les sonos des enseignes, Stimshop a l’avantage de proposer une solution ultrasimple, compatible avec 100% des smartphones et même hors réseau. Pas besoin que le Bluetooth soit activé sur le téléphone du client comme avec les beacons. "L’idée est de donner au client le réflexe de sortir son smartphone quand il arrive en magasin, par des promos, des services, des jeux, il faut qu’il ait envie d’avoir l’appli" analyse Thibaud Fayard. Mais le but n’est pas non plus qu’il garde son smartphone à la main tout le long, "cela n’a pas de sens dans le retail, réplique-t-il, mais qu’il prenne l’habitude de d’ouvrir l’application, pour qu’on puisse continuer à le suivre". Stimshop a développé son application ucheck.in dans ce sens, mais peut aussi intégrer ses solutions à celle proposées par d’autres partenaires, ou dans les applications des enseignes existantes.  

Un intérêt pour le client et pour le retailer

En contrepartie, Stimshop fournit des propositions intéressantes au client, comme la gestion de file d’attente, qui lui permet de voguer ailleurs au lieu d’attendre son tour. Cela fonctionne aussi pour le SAV, ou pour l’appel à un vendeur. Le retailer, lui pourra détecter qui rentre dans le magasin, et où va le client grâce au boîtier mis en place par Stimshop, qui couple la technologie des ultrasons à celle des beacons. Grâce à ces boîtiers hybrides, Stimshop peut faire de la détection de présence avec les ultrasons, et de la détection de proximité avec les beacons. La solution a l’avantage d’être abordable, un boîtier remplacera 3 beacons habituels, et Stimshop peut la mettre en place en quelques jours dans 100 à 500 magasins. "Pour 250 euros par an, en moyenne, par magasin, la solution peut être déployée, et détecte 40 à 80% des personnes qui viennent, on va pouvoir leur pousser une information principale par visite" explique Thibaud Fayard. Il ajoute que cela a de la valeur pour la clientèle et à long terme.

Un discours honnête

En passant par les ultrasons, la géolocalisation pourra être aussi précise que par les beacons, et les retailers vont récupérer les mêmes informations qu’ils obtiennent avec les beacons. "Nous allons pouvoir couvrir 80% des besoins marketing d'une enseigne, pour environ 20% des coûts" ajoute Thibaud Fayad. Il faut aussi noter que l’idée est aussi de savoir utiliser ces données, pour récupérer des informations sur les clients et leur parcours. "Permettre de faire en magasin ce que le client peut faire assis sur son canapé n’a pas d’intérêt, poursuit Thibaud Fayard, on essaie de travailler sur ses besoins en mouvements, avec l’accessibilité pour les personnes souffrant de handicap avec Atos, et la gestion de file d’attente". Pour Thibaud Fayard, c’est le discours auprès des enseignes qui pêche, avant de choisir telle ou telle technologie, les retailers doivent comprendre ce qu’elles vont leur apporter et comment les utiliser. 

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